Depuis l’annonce de la fin de la prise en charge des factures d’électricité par l’État, nombreux sont des citoyens qui expriment de plus en plus leur ras-le-bol. Pour cause, ils se disent victimes de la « surfacturation » de la part de l’Électricité de Guinée. La responsable de la communication externe de l’EDG a tenté comme elle peut, à travers son compte Facebook, les principales raisons de cette augmentation.
Aux dires de Mariam Sy, les autorités prenaient en charge le tarif social des factures et ce n’était pas tous les consommateurs qui étaient concernés. << L’État prenait en charge le tarif social qui est en dessous de 330 Kwh, la différence est facturée. Kilowattheure est l’unité pratique d’énergie, c’est la partie consommation de la facture, c’est ce qui est prélevé chaque deux mois par nos agents pour facturer les consommations. Sur la nouvelle facture, vous verrez plusieurs tranches c’est-à-dire, les arriérés avant le 31 Mars 2020 (debut de la prise en charge par l’État) pour ceux qui en avaient. La tranche subventionnée par l’État c’est-à-dire pendant les 9 mois depuis le 1er Avril 2020. Et la tranche facturée depuis janvier 2021. L’État s’est engagé à payer la facture des abonnés au tarif social, et ça, ce sont les populations vulnérables dont la consommation n’excède pas les 330 Kwh >>, explique-t-elle.
Poursuivant, notre interlocutrice indiue que la consommation de l’électricité est allée crescendo pendant la période de gratuité. << Il était impératif de mettre fin à la prise en charge par l’État, la Guinée n’étant pas un pays isolé, ce sont des exigences des bailleurs de fonds et des partenaires technico-financiers, ce sont des contraintes par lesquelles nous devrons passer. Ce qui a fait défaut, c’est que pendant toute la période de prise en charge et vu la stabilité de la desserte, la consommation a connue une ascension fulgurante, les clients se sont procurés d’appareils électro ménagers de toutes sortes. Ce qui a de fortes conséquences sur la facture. Aujourd’hui, l’urgence c’est payer la facture fraîche du client. Mais de façon comptable, il est impossible de facturer et ignorer les arriérés >>, a-t-elle affirmé.
Il faut rappeler que le Gouvernement avait en fin mars 2020 annoncé la gratuité de l’eau et de l’électricité, dans le cadre des mesures d’accompagnement liées à la pandémie de Covid-19.
Mohamed Lamine Souaré pour maguineeinfos.com
