Le locataire du palais Sekhoutoureya a une nouvelle fois brandi des menaces à l’encontre des hauts commis de l’État. Devant plusieurs responsables de régies financières ce lundi 22 février 2021, Alpha Condé a semblé sifflé la fin de la récréation au sein de l’Administration guinéenne. Pour Abdoul Mazid Bah, cette nouvelle mise en garde du président n’est qu’un tape à l’oeil.
Le vice-président du Parti pour le rogrès et le changement (PPC), a, chez nos confrères de la radio Nostalgie, fustigé les mises en garde du chef de l’État qui, pour lui, sont des effets d’annonce.
<< S’agissant du contrat de performance ou du doublement des recettes de l’État, c’est des effets d’annonce. Ce que les Guinéens n’ont pas compris, Alpha Condé est président de la République depuis décembre 2010. Ce qu’il n’a pas pu faire jusqu’en 2021 au moment où tout le monde avait peur de lui, il ne pourra pas le faire aujourd’hui >>, estime-t-il.
D’après Abdoul Mazid Bah, Alpha Condé était venu avec de bonnes intentions avant de se laisser berner par le système qu’il a trouvé en place.
<< Quand on prend l’homme politique, il était venu avec de bonnes intentions. C’est pendant la mise en exécution de ses intentions qu’il a été trahi et il a laissé faire, parce qu’il a reposé sa politique de gouvernance sur un parti et voire une communauté. Cela a flétri son angle d’action, et cela a conduit à la répression, au durcissement du régime >>, fait remarquer l’opposant.
Mohamed Lamine Souaré pour maguineeinfos.com








