Créée en février 2020, cette coalition des femmes de Guinée pour la paix regroupe en son sein, de nombreuses organisations féminines qui œuvrent en faveur du maintien de la paix en Guinée.
Cette coalition selon sa coordinatrice, a formé 140 personnes dont 120 ont été déployées sur le terrain pour sensibiliser la population sur la nécessité de préserver la paix, surtout en période électorale.
La crise sanitaire liée au covid-19, le virus Ebola qui a récemment ressurgi en forêt, la crise politique née de la candidature d’Alpha Condé à un troisième mandat, les déguerpissements en cours dans la capitale Conakry, ne laissent pas indifférentes ces femmes.
«C’est ce qui nous a poussé en tant que femmes, en tant que mère de cette nation, à nous réunir spontanément, pour pouvoir aider à la reprise du dialogue. Nous avons fait des actions de plaidoyer auprès des leaders politiques, auprès de nos autorités, auprès du FNDC. Chaque jour nous étions à leurs portes pour plaider afin que nos pères, nos frères, nos fils puissent s’entendre, parce-que c’est dans l’entente qu’on peut résoudre tout», lancé Doras Néma DIONE, à la maison de la presse.
Pour que le dialogue soit une réalité et que la hache de guerre soit enterrée entre les différents protagonistes, la coalition des femmes de Guinée pour la paix, fait des recommandations pour faciliter la restauration de la quiétude sociale dans le pays.
«Le respect des droits humains en toutes circonstances, la restauration de la confiance entre les différentes institutions, les acteurs politiques, la société civile, le gouvernement et la population.
La création des mesures d’accompagnement pour les victimes de déguerpissement leur permettant de consolider leurs activités économiques.
L’instauration d’un dialogue franc et sincère entre les acteurs politiques», ont-elles préconisé dans leur déclaration lue par Kadija Bah, membre du bureau exécutif de cette coalition.
Ces femmes ont affirmé avoir reçu de promesses de la part de toutes ces parties rencontrées, y compris le premier ministre, à faciliter la tenue du dialogue pour lequel, elles s’investissent discrètement depuis le mois de février 2020.
Mamadou Aliou Diallo pour maguineeinfos.com
