Depuis maintenant plus de trois mois les citoyens de Kankan sont en manque d’eau potable. Trop secs, les robinets ne coulent plus en faveur des ménages. Une situation qui irrite colère et indignation chez les femmes, qui en sont les principales victimes.
Dans ce centre de la Haute Guinée, aussi fief du parti au pouvoir, les tuyaux de la SEG tendent à devenir désertique. Étant les plus touchées par cette réalité, les femmes de la ville formulent des plaintes et interpellent les autorités. Elles se montrent très déçues de la gestion de la chose publique.
«Moi je suis fatiguée sans mentir, chaque matin, je suis en retard à mon lieu de travail, puisque je viens chercher de l’eau chez les voisins. Et là-bas, c’est tour-tour. Nous sommes prêts à payer les factures mais ne faut pas qu’ils nous privent de l’eau. Vraiment on souffre nous les femmes du quartier Sogbé», s’est lamentée Nakoura Sodibé.
A l’image de Sogbé, plusieurs autres quartiers de la ville de Kankan se trouvent plongés dans ce manque d’eau. Le quartier Korialén qui est en plein cœur de la ville et à quelques pas du siège régional de la Société des Eaux de Guinée est l’un des plus touchés .
« Ça fait trois mois que l’eau ne vient pas à la pompe dans le quartier Korialén. Nous avons voter pour le professeur Alpha Condé pour qu’il puisse au moins satisfaire les Guinéens, particulièrement Kankan. Mais à Kankan on pleure à chaque fois du manque d’eau et de courant. Nous sommes obligés de se déplacer pour aller chercher de l’eau dans d’autres quartiers, plus éloignés. Tout ce que nous demandons au Directeur de la SEG, c’est d’avoir pitié de nous. Les femmes ont trop souffert du manque d’eau. Et cela joue sur notre activité», lance Oumou Kouyaté.
Nos tentatives pour avoir la réaction du Directeur de la SEG sont restées sans suite.
