Des femmes employées de l’usine de traitement des noix de Cajou de Kagbelen, ont manifesté dans la matinée de ce mercredi, 10 mars 2021 devant le palais Sekhoutoureyah. Elles réclament la réouverture de l’usine fermée il y a plus de deux ans par une Banque de la place.

 

Fermée il y a de cela 3 ans, par la Banque UBA pour le non paiement d’une dette contractée d’une valeur de 20 millions de dollars, l’usine n’arrive toujours pas à rouvrir ses portes. Une ouverture qui permettrait à ces mères de reprendre leurs activités. Les manifestantes plaident pour la réouverture de l’usine fermée depuis plus de deux ans par la banque UBA.

Elles étaient plus d’une centaines de femmes travailleuses qui ont haussé le ton ce matin devant le palais présidentiel pour obtenir un tête-à-tête avec le chef de l’État, afin qu’il prenne leurs préoccupations en compte.

 » La banque refuse toute négociation avec la société internationale chashew holding. Nous sommes là aujourd’hui parce que nous voulons voir le père de la nation, le président Alpha Condé, pour qu’il nous vienne en aide, qu’il vienne essuyer les larmes aux yeux des femmes, car la société a recruté plus de 400 femmes. Nous sommes venues le voir pour qu’il puisse voir le Directeur de la Banque, afin qu’il nous laisse travailler. La Banque refuse catégoriquement toute négociation avec nous. C’est vrai auparavant, on a fait un prêt à la banque UBA d’une valeur de 20 millions de dollars. Mais, elle( la banque) ne nous laisse pas rembourser. Elle est venue saisir l’usine. Comment nous pouvons rembourser avec cette situation? », s’interroge Salamana Bee Ourimana, porte-parole des manifestantes.

Pour mieux faire asseoir leur motivation à aller jusqu’au bout, elles disent être prêtes à rembourser les millions de dollars, afin de voir l’usine rouvrir.

« Nous sommes prêtes à rembourser, prêtes à toute négociation, mais la banque ne veut pas », précise t-elle.

Il faut souligner que cette mobilisation devant le palais Sekhoutoureyah n’a duré que quelques minutes. Avec promptitude, trois pick-ups de la CMIS sont vite postés et les agents ont dispersé les manifestantes. C’est dans cette ambiance que la porte-parole des femmes a été arrêtée et conduit vers la direction de la police judiciaire, avant d’être relaxée quelques minutes après.

Dija soumah pour maguineeinfos.com