La victime avait 22 ans et était selon les témoignages, un malade mental envoyé à Garafiri dans la sous-préfecture de Linsan ( à environs 80 kilomètres de Kindia ville) pour le traitement à l’indigénat.

À en croire un de ses proches, la scène surréaliste s’est passée dans la journée du samedi 06 mars dernier avant que le jeune ne trouve finalement la mort le lendemain.

« il était chez son tuteur. Il a profité du départ de ce dernier pour se promener. C’est au cours de cette promenade qu’il a pris un litre d’essence verser sur lui et allumer une cigarette. Du coup, il a immédiatement pris feu. Il y a des gens qui sont venus pour le secourir mais c’était trop tard. Il a été transporté à l’hôpital de Kindia où il sont rentrés le dimanche vers 7 heures 30 minutes. Les médecins ont fait leur possible mais il était brûlé au 3e degré. Instruction a été donc de l’évacuer sur Conakry. Malheureusement sa maman n’avait que 60 mille francs guinéens sur elle. Elle est sortie pour demander de l’aide aux gens. Mais c’est en cours de route qu’elle sera appelé pour l’annoncer le décès de son enfant », raconte Soriba OULARÉ. Selon toujours notre interlocuteur, le défunt une fois chez son tuteur à Garafiri pour son traitement, ne recevait pas les commissions que sa mère lui envoyait. Le tuteur s’en servait sans aucune explication. « L’argent que sa maman l’envoyait depuis Conakry pour son traitement, il ne recevait pas. Le tuteur récupère et fait de l’argent ce qu’il veut. Le jeune homme était maltraité. Même l’appareil téléphonique que sa maman lui a envoyé était détenu par son tuteur », ajoute t-il.

La maman de la victime abattue mais surtout surprise par l’acte de son enfant, n’a pu s’exprimer à notre micro.

Aboubacar Wayé Touré depuis Kindia pour maguineeinfos.com