Accueil À LA UNE Dubréka: à la rencontre d’une famille de 40 membres, tous déguerpis (témoignages)

Dubréka: à la rencontre d’une famille de 40 membres, tous déguerpis (témoignages)

Le déguerpissement en cours fait plus des mécontents que des heureux. Si les uns apprécient la mesure du président, d’autres par contre, voient un règlement de compte et un manque d’humanisme de la part des autorités.

 

A Kagbelen village, dans Dubreka, les citoyens ne sont pas épargnés par ces opérations. La plupart des bâtiments ont été réduits à néant, laissant derrière, des familles qui ne savent plus sur quel pied se tenir. C’est le cas de Camara Ibrahima Sory, qui apprécie l’acte du président mais demande tout de même, une assistance de la part des autorités.

«Ce que le président a fait, c’est un bon travail pour le peuple. On va faire un appel au Gouvernement de nous aider à avoir un autre lieu ou-bien de reconstruire là où nous sommes parce-que la famille est nombreuse», se lamente-t-il.

Poursuivant, Ibrahima Sory dit être complètement affaibli et ne dispose maintenant que deux chambres, pour une famille estimée à une cinquantaine de personnes.

«Si tu prends toute notre famille, ça va jusqu’à 40 à 50 personnes qui vivent dans ce foyer. On a pas un autre lieu pour aller s’installer, c’est ce bâtiment qu’on avait, la route a encore pris ça. Ça nous reste maintenant ici deux chambres, on veut qu’ils nous aident, nous sommes là en bras invalides», sollicite désespéramment cette victime.

Même son de cloche chez Karamoko Camara, père de la famille. Il raconte une situation pénible et lance un appel aux bons samaritains.

«Je ne suis qu’un simple pauvre. Aujourd’hui ma maison a été déguerpie et j’ai plus de 40 personnes sous ma charge qui sont entre autres, mes femmes, mes enfants, et leurs petits fils. Je n’ai aucun sou avec moi. Dieu m’a donné ce lieu et grâce aux bonnes volontées. Donc si aujourd’hui on m’arrache ça, je ne pourrais qu’implorer Dieu et prier. Alors je lance un appel aux bonnes volontées de me venir en aide pour que je puisse réparer ici», se résigne Karamoko Camara.

Ces citoyens aux espoirs déçus, qui végètent à la belle étoile, ne comptent désormais que sur les personnes de bonne foi pour trouver un abri.

Mamadou Aliou Diallo pour maguineeinfos.com

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