Alors que le mois de ramadan approche à petits pas, nombreux sont entre autres les vendeurs et clients qui se plaignent de la flambée des prix des nécessité. C’est en tout cas ce qui sort d’un constat sur le marché, depuis quelques jours. Face à cette situation, les réactions convergent chez les pauvres citoyens.

 

Pour toucher du doigt cette autre réalité du marché guinéen, notre rédaction, à travers un de ses reporters tendu son micro à quelques citoyens touchés. Généralement, ils demandent l’État à bouger pour venir en aide aux pauvres populations.

« On s’accroche à ce commerce , par ce que personnellement j’ai avancé en âge sinon sincèrement j’allais abandonner. Actuellement avec cette situation de maladies, la fermeture des frontières et les frais de dédouanement, rendent de plus en plus la vie des ménagères chères, donc très difficile. Avant hier le prix d’un bidon était à 300.000GNF, mais aujourd’hui ça se vend à 315.000GNF et ça c’est partout. On a pas le choix car ce n’est pas de notre faute donc il faut que le Gouvernement fasse des efforts en ouvrant les frontières et revoir les frais de dédouanement », sollicite Oumar Barry.

Partout, la responsabilité de l’État est ressortie. Pour une mère de famille rencontrée, les autorités sont sans état d’âme, en train de s’enrichir sur le dos des citoyens.

« Je me demande d’ici 2030 quelle sera le sort des Guinéens, aujourd’hui on mène une vie vraiment pitoyable, le marché est très excessif Avant, quand j’envoie 30.000GNF, ça pouvait couvrir tous mes achats, mais aujourd’hui cette somme ne peut que gagner un ou deux poissons. Le Guinéen se nourrit mal, il se soigne mal, on se loge mal, et rien ne va dans tous les secteurs. Bien-sûr il y a le Coronavirus, mais ça existe dans tous les pays, mais le pire, ce que le Gouvernement guinéen se base sur ça en faisant leur business pour se faire de l’argent », accuse Assatou Ly, mère de famille.

A ne pas oublier que le premier ministre guinéen a demandé aux guinéens, la semaine dernière, de serrer les ceintures, puisque selon lui, les mois à venir seront très durs.

 

Fatimatou Baldé pour maguineeinfos.com