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Bicéphalisme au sein de l’UPG: les graves accusations de Jacques Bonimy contre Jean Alfred Mathos

Rien ne vas plus au sein de l’Union pour le Progrès de la Guinée depuis 2019. Pour cause, Jean Alfred Mathos et Jacques Bonimy revendique chacun la présidence du parti. Jean Alfred Mathos qui est actuellement le président de la commission d’audit à la FEGUIFOOT, dit avoir le contrôle du siège du parti et le cachet.

Selon Jacques Bonimy, Jean Alfred Mathos a été désigné président de l’UPG à l’issue d’un congrès qui s’est tenu en 2016. Mais, étant président en exercice de l’UPG, il a décidé d’accompagner l’UFR de Sidya Touré, lors des élections locales de 2018. C’est la goûte d’eau qui a fait déborder le vase.

«En tant que président, il s’est présenté comme candidat à la commune de Ratoma au compte de l’UFR. Aujourd’hui, il est un élu de l’UFR à Ratoma. Vous pouvez penser que votre président qui, en principe doit diriger votre liste, doit être candidat d’un autre parti dans une élection locale? C’est ce qui a emmené tous les membres du bureau politique à penser à un autre congrès pour revoir la situation pendant que moi j’étais encore à la CENI», a expliqué Jacques Bonimy chez nos confrères de FIM FM.

C’est ce congrès qui s’est tenu du 02 au 03 mars 2019, qui a élu Jacques Bonimy comme président de l’Union pour le Progrès de la Guinée. Il a été par la suite, reconnu officiellement comme étant le président de l’UPG, par le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation.
Cette reconnaissance se justifie selon lui, par la lettre réponse qui lui a été adressé par le MATD, relative à ce congrès extraordinaire.

«Ce congrès a eu lieu le 03 mars et moi j’ai été élu président de l’UPG. Nous avons fait le rapport comme l’indique la charte des partis politiques, on l’a déposé au ministère de l’administration du territoire avec l’article 17 de la charte des partis politiques, qui dit que tout parti politique qui fait un congrès doit déposer le rapport au ministère de l’administration. Le ministère a trois mois pour faire les enquêtes sur le congrès et se prononcer. Et c’est ce qui a été fait par le ministère de l’administration du territoire dans cette lettre. Mathos doit cesser d’être un plaisantin. C’est un juriste, il a été l’avocat de l’État en tant qu’agent judiciaire de l’État. Il doit connaître les textes qui régissent les partis politiques», a répliqué l’opposant.

Comme une réponse du berger à la bergère, Jacques Bonimy accuse son adversaire de manœuvrer dans les coulisses pour anéantir le parti.

«Il a intégré l’UPG avec l’intention de vendre l’UPG. Moi j’ai été informé par les militants même du RPG et si vous ne faites pas attention, maître Alfred Mathos est en train de courir dans les couloirs du RPG pour négocier», a révélé ce membre de l’ANAD.

L’autre raison qui justifie la tenue de ce congrès selon Jacques Bonimy, c’est la «mauvaise» gestion du parti par Alfred Mathos, qui a abouti à des «mauvais» résultats a-t-il fait savoir.

Mamadou Aliou Diallo pour maguineeinfos.com

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