En Guinée, nombreux sont ces enfants de sept à treize ans qui subissent toutes sortes de violences et d’exploitations dans les foyers. Ils sont obligés de sillonner les quartiers et marchés pour les petits commerces imposés par leurs tuteurs.
C’est le cas de Mariatou Camara âgée d’une dizaine d’années, qui aujourd’hu est victime de cette exploitation de la part de sa tutrice.
» je vends trois ou quatre sachets d’eau par jour et une fois de retour à la maison, je m’occupe des tâches ménagères et c’est comme ça depuis 4 ans maintenant » , a t’elle lancé ce cri de coeur.
Une pratique que condamne Rabiatou Diallo. Pour elle, la place d’un enfant se trouve à l’école et non dans la rue .
» C’est méchant de laisser un enfant dans la rue à vendre des articles comme des biscuits, des sachets d’eau, car leur place est à l’école. Donc les parents ne doivent pas exploiter ni leurs enfants, ni ceux d’autrui, parce que ce n’est pas une bonne chose et cela peut entraîner un grand impact au niveau de l’enfant sur ses études et son éducation. Finalement c’est le pays qui perd ses futurs cadres « .
Il faut dire que la majeure parti de ces enfants sont adoptifs. Ils font presque tout dans les foyers. Pire, ils subissent toutes formes d’atrocités, ils sont parfois violentés. Pour remédier à cette pratique qui est aujourd’hui condamnée par les autorités en collaboration avec leurs partenaires, il serait nécessaire de passer par la sensibilisation, estiment des observateurs.
Mais, l’applicabilité stricte des textes de loi interdisant l’exploitation des enfants reste à revoir dans le pays, malgré les nombreux appels des ONG de défense des droits des Enfants.
Dija Soumah








