La majorité des fidèles musulmans de Guinée ont entamé le Jeûne de cette année ce mardi, 13 Avril 2021. Mais le mois saint de Ramadan intervient cette année dans un contexte économique et sanitaire difficile. Les Guinéens se partagent Pandémie, Épidémie et Cherté de la vie.
Dans la ville de Kankan, fief traditionnel du parti au Pouvoir, la vie devient de plus en plus compliquée pour les habitants. Lorsque le Coronavirus de propage d’un côté, Ebola a marqué son apparition de l’autre. Pire, les prix des denrées alimentaires grimpent de jour au lendemain. Tout ceci coïncide au manque d’infrastructures de base.
Dans ce contexte, nombreux sont les citoyens du Nabaya qui se demandent sur quel pieds se tenir pour finir le mois de Ramadan. Même si certains s’en remettent à Dieu, d’autres restent inquiets pour leur gagne-pain quotidien.
« Vous savez la vie est chère aujourd’hui à Kankan. Des jeunes se sont levé ici pour réclamer une meilleure vie. Mais la notabilité même s’est levée pour dire que c’est Dieu qui donne les infrastructures. Donc on ne peut rien d’autre, si les sages agissent de la sorte », indique Oumar Sylla, diplômé.
Dans un tel contexte, il n’est pas bien de remettre les choses à Dieu et rester bras croisés, estime un autre citoyen de la ville.
« La situation devient très difficile ici. La maladie est là, la vie est chère et ça ne fait que s’empirer. C’est très inquiétant, mais ça ne doit pas nous amener à croiser les bras et s’asseoir. Il faut qu’on se batte tout en demandant aux autorités de se lever pour nous aider. C’est le devoir de l’État de rendre la vie de sa population aisée. Et puis nous sommes dans un mois de Ramadan. Donc le minimum de conditions de bien vivre doit être garanti par le Gouvernement », soutient Abou Kanté, commerçant.
Il faut rappeler que quelques mois avant le Ramadan, les prix des denrées alimentaires de première nécessité avaient déjà commencé à grimper dans tous les marchés de Kankan. Depuis, les pleurs des citoyens se poursuivent. Cette réalité s’explique pour certains, par le manque de routes reliant Kankan à d’autres villes et à la Capitale.








