Dans le cadre de la lutte contre la Mendicité et la traite des Enfants, l’ONG Acceuil Collectif de Mineurs bouge avec son Cheval de bataille. Ce centre crée en 2018 œuvre dans l’Accueil, l’encadrement et la formation de plusieurs enfants. C’est pourtant une initiative d’un jeune diplômé sans emploi. Mamadou Koubi Camara s’est donné cette tâche pour accompagner les enfants dont la plupart les parents manquent de moyens. Pour faire un Zoom sur ce travail humanitaire, notre rédaction a rencontré le responsable de l’ACM.

Au cours de l’entretien, notre interlocuteur parle de sa particularité par rapport aux autres ONG de la place. Chez lui, il n’y’a pas de distinction entre les orphelins et les autres.

Bonjour Monsieur, veuillez vous présenter !

Je m’appelle Mamoudou Koubi Camara, diplômé en économie et gestion , président de l’ONG Accueil Collectif de Mineurs (ACM), située dans dans la commune de Matam.

Ce centre date de quant et d’où vous est venue l’idée de sa création ?

Ce centre a été initié depuis 2018, donc depuis que j’étais à la l’Université, j’ai toujours pensé à travailler pour ma communauté, en œuvrant dans le domaine de l’Éducation des tous petits. Du coup, quand j’ai fini mes études en 2018, je me suis immédiatement lancé. Et aujourd’hui nous sommes en train de travailler avec plus d’une quarantaine enfants. Pour un premier temps ça n’a pas été facile, parce que notre local était au Carrefour Matam Lido 2. Là-bas, je payais chaque mois, et il y avait deux enseignants que je payais malgré les maigres moyens. Mais très malheureusement suite à la venue de la pandémie Covid-19 ça ne m’a pas permis de fonctionner comme prévu, le coup de la location était insupportable compte tenu des moyens que je disposais et donc ça ralentit le travail. En 2020, je suis revenu avec les mêmes idées parce que je tenais vraiment à ce projet. Donc je me suis battu pour avoir une salle de classe au sein de la maison des jeunes ici(Matam) où je paye 150.000GNF par mois. Alors c’est ainsi que jai mis cet centre en place.

Vous n’accueillez que des Orphelins?

Non il n’y a pas de distinction, parce nous notre objectif principal c’est de lutter contre l’analphabétisme des l’enfants qui passent tous leurs temps dans les caniveaux et sur les routes pour faire de la mendicité. Donc que ce soit les enfants orphelins, démunis ou riches, le but c’est de leur apprendre et les former.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez?

Vous savez dans toute organisation on rencontre des hauts et des bas. Les difficultés qu’on rencontrent sont énormes, parce que pour un début d’abord par faute de financement il a fallu que je tire de ma proche pour acheter des outils scolaires. Ensuite, nous avons un problème de local qui fait qu’aujourd’hui nous partageons les enfants en deux groupes. Le premier groupe vient de 16h-18h et le second 18h-20h, donc ça n’arrange pas les enfants d’étudier jusqu’à tard.

Avez-vous rencontré les autorités ou d’autres ONG qui œuvrent dans le même domaine, afin de trouver de l’aide ?

Nous avons des courriers ici que nous avons adressés au Ministère de l’Action Social, mais nous n’avons pas de retour. Mais on ne baisse pas les bras, on va continuer de frapper les portes. Et certains groupements et ONG nous font des dons avec des cadeaux, des aliments etc…

Quelles sont vos attentes aujourd’hui ?

Moi j’ai toujours mis en tête qu’il ne faut jamais abandonner. Quand on vie avec la conviction ou quand on est passionné d’un métier ou un projet, il faut se battre. Je sais que le combat et la bravoure que je suis en train de mener m’amènera à mon but, c’est pourquoi mon plus grand rêve c’est d’avoir un grand espace qui pourra réunir plusieurs enfants, avec un appui qui me permettra de bien les encadrer.

Quel message avez-vous à lancer aux autorités et aux bonnes volontés ?

Tout ce que nous demandons aux bonnes volontés et à l’État, c’est de nous assister afin qu’on ait des équipements pour les enfants, à avoir un bon local pour permettre aux enfants de bien étudier, surtout avec l’approche de la saison pluvieuse.

Entretien réalisé par Fatimatou Baldé pour maguineeinfos.com