Malgré les multiples efforts de sensibilisation pour promouvoir le civisme en Guinée, notamment dans la capitale, plusieurs citoyens sont encore loin d’adapter des comportements allant dans ce sens. l’insalubrité grandissante de la ville et les mauvais agissements des citoyens dans la circulation en sont des parfaites illustrations.

Le civisme! S’il y a un caractère que les Guinéens devraient épouser de plus c’est bien celui-ci. Mais hélas! Le constat révèle le contraire. Peu de citoyens ont cette notion ou adoptent des comportements civiques.

La capitale Conakry ressemble à un endroit sans foi ni loi. Beaucoup agissent comme si tout est permis.

En plein mois de Ramadan, certains n’hésitent pas de cracher n’importe où sans s’inquiéter du danger sanitaire que cela représente pour les autres. Hépatite B, tuberculose, Coronavirus…., tant pis pour ceux qui ont la malchance d’avaler ou respirer cette salive.

Au nom de la religion, les règles d’hygiènes et la protection de la santé d’autrui ne constituent pas la préoccupation de bon nombre de Guinéens. Faudrait-il encore rappeler que Conakry est sale? Le fait est bien plus qu’une réalité. Les tas d’immondices par ci, les eaux usées qui stagnent par là, c’est aussi le quotidien des Conakrykas, surtout ceux du centre ville de Kaloum. Les montagnes d’ordures se dressent dans les différents marchés, où sont exposés des aliments prêts à la consommation.

Tous accusons nos autorités et plaidons non coupable. Pourtant, les caniveaux sont tous remplis d’ordures ménagères qui sont produites dans les foyers. Pendant la saison sèche, les chaussées et les caniveaux sont les dépotoirs. A l’hivernage, les mêmes ordures refont surface sous la puissance des eaux de ruissellement. Suffisant pour déclencher la colère des populations qui savent bien se victimiser. Pour nos éveils, c’est s’habiller, se brosser les dents, bref s’entretenir le corps. L’arrogance se transforme en audace. Dans les rues et même dans certains lieux administratifs, les injures publics deviennent une pratique courante. Pourtant, des sanctions sont prévues par la loi pour protéger les populations de ces formes de violences verbales. Les échangeurs sont devenus des centres commerciaux. Les citoyens préfèrent sauter les barrières de sécurité que d’emprunter les ponts envahis par les vendeuses. Libérerez les trottoirs ! Les femmes ne veulent pas entendre cela. Même si des camions ôtent régulièrement des vies. La police les pourchasse le matin, elles reviennent le soir.

Des Guinéens sont prêts à se donner des coups pour emprunter des véhicules.
Entre policiers et citoyens, le respect est mort!

Kadiatou Soumah