En Guinée, le respect est mort entre policiers et conducteurs d’engins. Dans la Capitale plus précisément, des cités accusent souvent les agents d’arnaque et abus d’autorité. Ainsi, la confiance et l’amour n’ont plus de place. C’est en tout cas ce qui sort d’un constat fait par maguineeinfos.com.
Le désordre dans la circulation conduisant à agraver les bouchons, arnaque et des injures proférées de tous les sens, sont entre autres le quotidien des usagers de la route à Conakry. Pour toucher du doigt cette réalité, notre reportere a donné la parole aux principaux concernés.
Dans cette affaire, les conducteurs de Moto-taxis payent bien les frais.
« Ces policiers nous fatiguent et nous souffrons beaucoup à cause de leurs agissements. Ce sont eux les responsables de plusieurs accidents de circulation à cause de petites poussières de 1000 à 5000 GNF qu’ils nous réclament tous les jours. Il ya parmi eux même si tes papiers sont en règle et que tu n’es pas en infraction, ils peuvent t’arrêter pour te soutirer de l’argent », explique Sekou Tidiane Diané, conducteur de Moto-taxi.
C’est un avis partagé par beaucoup de citoyens. Mais certains parlent d’ignorance des agents pour justifier les mauvaises pratiques de ces derniers.
« Ces policiers généralement ne connaissent pas aussi leurs devoirs, parce qu’il est formellement interdit de violenter une personne lors d’une arrestation ou pour verbaliser une personne, surtout la tenue qu’ils portent, c’est une tenue qui représente la nation guineene. Donc ils doivent valorisent cette tenue partout », estime Terna Camara.
Cette attitude tant dénoncée par les citoyens se fait remarquer au-delà des conducteurs d’engins. Selon beaucoup, l’État doit agir.
« C’est très malheureux pour la Guinée vraiment que des gendarmes ou des policiers sortent pour arnaquer des gens. C’est l’État seul qui peut quelque chose contre ça », signe Mariam Ciré Camara, citoyenne rencontrée au quartier Matam.
Pendant ce temps, les cadres de la Police crient avec fermeté à l’arrêt de ces arnaques dans la circulation. Mais jusqu’à date, la pratique évolue à la vitesse de l’éclair.
Dija
