C’est un groupe d’hommes et femmes qui est mis aux arrêts par les autorités. Ils sont accusés de vente de drogue, dans un Camp militaire de la place. Présentés devant la Presse ce Jeudi matin au tribunal de Dubreka, certains accusés ont reconnu les faits dont ils sont reprochés. Parmi eux, Saran Soumah, mère de  famille. Face aux médias, elle donne les raisons de son implication dans cette affaire de drogue.

Saran Kourouma dit avoir plusieurs bouches à nourrir. C’est l’une des raisons de son implication dans la vente de drogue, son mari, militaire étant décédé. Elle dit regretter son acte.

« Mon premier mari était capitaine de la marine. J’ai six enfants que je dois nourrir et payer leurs études qui s’élèvent à 1 million 600 mille par mois. Le petit commerce que j’exerçais ne me permettait pas de subvenir à ces besoins. Je me suis remariée à un autre homme, mais toute la charge de mes enfants repose sur moi. C’est cela qui a causé mon implication dans cette affaire de vente de chanvre indien. Ce n’est pas par simple plaisir. C’est à la frontière guinéo-léonaise que je pars chercher la marchandise à distribuer à mes clients. Je demande pardon aux autorités. Ce sont les difficultés de la vie qui m’ont poussée à faire cela. Je suis découragée et je regrette », explique Saran Soumah.

Siradio Kaalan Diallo pour maguineeinfos.com