Attendu ce Mardi, 1er Juin par les citoyens, le réajustement du prix du carburant n’a pas été effectif. A cet effet, plusieurs interrogations se posent. L’Etat a-t-il renoncé à la décision ? L’Etat a-t-il peur des menaces de protestations ? « Loin de là », rétorque Tibou Kamara. Selon le porte-parole du Gouvernement, des questions techniques préalables sont en cours avant de passer à l’acte.
Le Ministre de l’Industrie justifie le retard dans cette augmentation, par des préoccupations du Gouvernement de tenir en compte, le niveau de vie du Guinéen. Selon lui, les parties prenantes dans le processus doivent également se concerter, pour trouver des principes et bases sur l’augmentation du prix du carburant. Pour Tibou Kamara, le retard n’est nullement lié aux cris de l’opposition et des citoyens.
« L’augmentation du prix de carburant, ce n’est pas un exercice insolite. Elle obéit à la demande que le Gouvernement essaye toujours d’adresser en ce qui concerne les différents partenaires de manière à ce que cette augmentation n’ait pas des effets catastrophiques sur la qualité de vie de nos concitoyens. Le quotidien des guinéens demeure notre unique préoccupation. Nous sommes en discussions avec les différents partenaires. Le ministre des transports doit rencontrer l’Union des Transporteurs, la ministre du Commerce, les opérateurs économiques, celui des Hydrocarbures. Il faut que les différentes parties prenantes se rencontrent au paravent, pour s’accorder sur un certain nombre de principes et de règles de manière à ce que l’augmentation qui sera faite ne puisse pas affecter le quotidien des guinéens, dans une très large mesure. Ce n’est lié ni à l’humeur d’un acteur politique ou aux intérêts que les gens défendent », a expliqué le porte-parole du Gouvernement chez nos confrères de Fim FM.
Les prix du carburant avaient déjà grimpé par endroit sur le marché noir du pays.
Siradio Kaalan Diallo pour maguineeinfos.com
