Pratiquement, toutes les activités de la Guinée ont été impactées par la pandémie de Coronavirus. Dans cette crise, la sculpture n’est pas restée en marge. Ces artisans se trouvent heurtés aux séquelles de la maladie. Pour en savoir davantage, notre rédaction s’est intéressée aux acteurs de ce secteur.
Interrogé sur le sujet, Moustapha Condé a tout d’abord fait un zoom sur les mérites de cette activités. Mais, il étale aussi les difficultés dans lesquelles, cet métier est exercé en Guinée, surtout en temps de crise sanitaire.
En dépit du manque de soutien des autorités à l’égard de ce secteur, les citoyens accordent aussi, moins d’importance à l’activité.
« Moi, j’ai embrassé ce métier, parce que là où j’étais à Kankan notre maison fait face à un atelier de sculpture, et je partais là-bas auprès d’un ami, et lorsque j’ai poussé mes études jusqu’à un certain niveau, par après j’ai été attiré par ce travail. C’est comme ça que je me suis retrouvé dans le métier et cela fait près de 20 ans que je l’exerce. Grâce à ça , je me suis marié, je suis père de 3 enfants. Le secret que j’ai trouvé dans ce métier, c’est que la sculpture nous aide à mieux communiquer et ça nous permet de retracer nos différentes histoires à travers les oeuvres que nous confectionons, donc c’est un métier très noble malgré elle n’intéresse pas la majeure partie de la population. Mais ce qu’il faut noter, c’est que depuis l’arrivée de la pandémie de Covid-19, il ya eu un grand changement négatif dans nos activités, par exemple la plus part de nos clients sont expatriés à cause du Covid-19, ils ne viennent pas en Guinée. Deuxièmement, il ya certains de nos amis qui sont prêts pour aller à Dubaï et participer à la foire sous régionale mais si tu n’as pas de relation, c’est pratiquement impossible, il ya aussi le manque de subvention de la part de L’État. Donc tous ces aspects là nous empêchent de grandir », explique t-il.
Notre interlocuteur crie à un abandon de son secteur qui est pourtant phare pour le rayonnement de la l’histoire.
« Il ne faut pas se voiler la face, nous souffrons beaucoup, on a tellement crié mais aucune solution n’a été envisagée par l’Etat. Alors j’en appelle vivement les autorités, notamment Ministère de la Culture de bien vouloir jetter un regard dans ce qu’on fait », exhorte t-il.
Fatimatou Baldé pour maguineeinfos.com
