Emprisonnés il ya de cela plusieurs mois à la maison centrale de Coronthie, des leaders de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée bénéficient ce 16 juillet 2021, une semi-liberté. Il s’agit de Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah, Cellou Baldé et Abdoulaye Bah, tous des responsables du principal parti d’opposition guinéenne.
Dès l’annonce de cette décision judiciaire, les réactions fusent de partout, notamment chez les leaders de la société civile et acteurs politiques. Nombreux sont ceux qui saluent l’idée et la voient comme une avancée qui va dans le sens de l’apaisement. C’est le cas de Dansa Kourouma, qui espère voir une décrispation des tensions dans le pays.
« C’est une avancée importante vers la paix et vers l’apaisement. C’est ça j’ai toujours dit dans mes propos que le rôle de la justice, c’est de créer les conditions de la paix et non l’inverse. Donc si l’action de la justice va dans le sens de la consolidation du processus démocratique, on se réjouit et on félicite les juges qui ont pris cette décision », lance-t-il.
Dans la même dynamique, cet acteur de la société civile estime qu’il s’agit du résultat d’une longue lutte.
« Ça été toujours notre demande auprès de la justice depuis tous ces mois écoulés, que les détenus en fonction de leur santé, bénéficient d’une liberté conditionnelle. Et la diligence dans la procédure de ceux qui ont une bonne santé , pour que chacun soit situé sur son sort », dit Dansa Kourouma, avant d’ajouter, « Ils sont arrêtés pour des faits politiques, même si y’avait des idées de l’atteinte à l’Etat, mais en réalité, Dieu a fait que ces idées n’ont pas été appliquées. Donc je pense que vue la nature des faits, qui sont des faits politiques, ils méritent tous une liberté. C’est ça notre demande fondamentale. Mais on ne peut pas tordre le bras à la justice, on ne peut que l’interpeller sur ses responsabilités en faisant des plaidoyers », a-précisé le Président du Conseil national des organisations de la société civile Guinéenne.
Rappelons que la justice Guinéenne poursuit ces opposants au troisième mandat d’Alpha Condé pour des faits de trouble à l’Etat par la dévastation et le pillage, atteinte aux institutions de la République, participation à un mouvement insurrectionnel, menace de violences ou de mort par le biais d’un système informatique, diffusion et la mise à disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public.
Jacques kamano
