Les conducteurs des tricycles de la capitale Conakry, notamment dans la commune de Dixinn, manifestent leur ras-le-bol ce vendredi contre une décision qui serait venue de la Mairie, en leur interdisant de stationner aux carrefours. Chose qui ne les laissent pas sans réactions. Ils ont, à travers un sit-in, tenté d’interpeller les autorités communales sur ce qu’ils appellent discrimination dont ils sont victimes à travers les gardes communaux et les policiers.
Rouges de colère, ces jeunes conducteurs affichent leur mécontentement et font une invite aux autorités.
« Nous sommes en grève, c’est pas une grève qui était prévue mais vu le contexte qu’on a trouvé sur le terrain, ça nous a poussé à déclencher cette grève. Vous n’êtes pas sans savoir que nous les chauffeurs de tricycles aujourd’hui, sommes très fatigués parce qu’on est en train de rencontrer beaucoup de difficultés sur la route. Aujourd’hui matin nous sommes venus, on a trouvé trente de nos amis sont arrêtés. Nous sommes partis pour voir la police communale qui les a arrêté, pour qu’elle nous aide à les libérer, c’est ce qui a déclenché cette journée », édifie Oumar Barry, conducteur de tricycle.
Pour autre autre conducteur qui intervient sur un ton ferme, cette situation ne doit pas se produire puisqu’ils contribuent au développement du pays.
« Nous contribuons pour l’Etat. On fait rentrer des millions par mois dans la caisse de l’Etat. Pourquoi on ne roule pas sur le prince, on ne roule pas sur l’autoroute? », s’interroge Ibrahima Kaba.
D’après des informations, la décision d’interdiction de garer aux différents carrefours ne vient pas du Maire, mais plutôt des gardes communaux.
« La police de la commune a pris une décision pour interdire de garer. Ils n’ont pas passé l’information. Aujourd’hui vers 06h comme ça, y’avait 5 motards de trois pneus qui avaient garé là-bas. Directement, ils sont venus arrêter les motards pour les envoyer à la Mairie. Ils ont réclamé 100.000GNF par personne », dénonce Abdourahmane Barry.
Notons que selon les informations recueillies par certains proches du Maire, nulle part ce dernier n’a interdit aux tricycles de garer.
Jean Kamano
