Le 01 Novembre de chaque en année, la Guinée célèbre la cérémonie de la création de son armée. A cet effet, l’Association des Victimes du Camp Boiro (A.V.C.B) a au cours d’une conférence de presse ce mercredi, à relater la création de l’armée sous le régime de feu Ahmed Sekou Touré.
«Les principaux créateurs de l’armée ensevelis dans les fosses communes » c’est le thème de la conférence entre ces activistes et les journalistes.
Au cours de cette conférence, Aliou Barry est revenu sur la méthode qui a permis à ma Guinée de se doter d’une armée nationale. Selon lui, cela a été possible grâce à une demande expressément faite par l’ancien président, Ahmed Sekou Touré.
« J’ai fait beaucoup de recherches depuis les années 1990 sur l’armée guinéenne. Il faut savoir qu’en 1958 au sortir du referendum sur la constitution française, le seul Etat qui a obtenu l’indépendance c’est la Guinée. Donc la République était née. Le 01 Novembre 1958, Sekou Touré a demandé à Monsieur Noumandian Keïta qui était capitaine de créer un corps d’armée nationale. A l’époque l’armée était constituée de tous les militaires guinéens qui étaient incorporés dans l’armée française. Donc c’est à partir d’eux, qu’il ya eu le noyau de l’armée guinéenne. Il y’avait environ 11 mille guinéens dans l’armée française, sur ces 11 mille, 2500 choisiront de servir l’armée guinéenne et 5 mille seront libérés de l’armée française. Ce regroupement de l’armée guinéenne s’est étalé du 28 au 30 octobre. Donc le noyau qui a constitué l’armée guinéenne, c’est tous ces militaires », révèle Doyen Aliou Barry activiste de la société civile, avant d’ajouter, « à l’époque y’avait deux bataillons dont un à Kindia, l’autre était à Kankan et à N’Zérékoré. La ville de Kankan rassemblait à l’époque le centre d’armement le plus important avec un effectif estimé à plus de 500 hommes. La ville de Kindia abritait 400 hommes commandés par le lieutenant Henry Follard », ajoute t-il.
Selon lui, plusieurs autres archives importantes sur la Guinée ont été dispersées par la France, à cause du NON d’Ahmed Sékou Touré.
Jean Kamano








