Des responsables d’associations de presse ont désigné hier lundi, deux membres devant représenter la corporation au sein du CNT. Mais, cette désignation divise déjà. Tôt ce mardi, le Syndicat des professionnels de la Presse de Guinée s’est levé à son tour pour dire non à l’exclusion. Ne s’opposant pas carrément aux deux personnes préalablement désignées, le SPPG rejette néanmoins la démarche.
Selon ce bureau, il n’est question qu’un Syndicat soit représenté par les patrons de presse. Au moins, un siège doit être accordé aux défenseurs des journalistes.
« Accepter que les patrons représentent le Syndicat, c’est accepter que la mouvance représente l’opposition. Alors nous disons clairement que nous n’irons pas au CNT pour l’argent, mais pour défendre l’intérêt des journalistes, pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail », précise Sékou Pendessa, avant d’aborder la question des personnes déjà désignées.
« Deux personnes sont déjà désignées, on respecte beaucoup ces personnes. Mais un patron ne peut pas défendre l’intérêt d’un syndicat. Alors nous demandons au Ministère de l’Administration de retirer une seule de ces deux personnes, pour ajouter le représentant qu’on a choisi. Le syndicat ne demande pas les deux places, mais une seule, afin de parler au nom des journalistes », invite le Secrétaire général du Syndicat des professionnels de la Presse de Guinée.
Le même Secrétaire général est celui désigné par cette structure pour représenter les journalistes au CNT. Son dépôt de dossier se fera demain mercredi au Ministère de l’Administration du Territoire, à 12 heures.
