Comme nous l’evoquions dans l’une de nos précédentes publications, après l’arrivée du corps de M’mah Sylla, la dépouille a été exposée ce mercredi à l’hôpital Sino-guineen. Un dernier hommage a été rendu à la jeune dame âgée de 28 ans, morte suite à des viols qu’elle a subis de professionnels de santé.
Devant le corps, parents, amis, collaborateurs et autres personnes indignées, ont exprimé leur colère suite à ce drame. Maguineeinfos.com, à travers un de ses reporters a compilé les témoignages pathétiques de certains intervenants.
Presente à cette levée la Ministre de la Promotion Féminine, de l’Enfance et des Personnes Vulnérables a rassuré que la lumière sera faite.
« Ce dossier est déjà instruit et il suit son cours. Nous demandons à la famille et aux proches de faire confiance à la justice et que justice sera rendue. Toute la lumière sera faite dans ce dossier. Je demande à tout un chacun d’être patient », souligne Aïcha Nanette Conté.
Comme d’habitude, plusieurs activistes ont également pris la parole à la levée du corps.
« Nous ne pouvons pas décider à la place de Dieu. Nous nous en remettons donc à lui. Aujourd’hui c’est l’honneur qui lui est rendu, c’est la Guinée qui parle d’elle, c’est le monde qui parle d’elle. Elle sera grandie, elle sera immortalisée comme une grande dame qui s’est battue. Aujourd’hui les auteurs sont arrêtés, vous le savez la procédure est en cours. Les autorités ont donné les instructions afin que la procédure soit accélérée. C’est ça notre fierté, le fait que ces criminels puissent repondre de leurs actes. Nous nous battrons pour que celui qui est en caval soit arrêté et jugé à la hauteur de sa forfaiture. Hier j’etais parti à l’aéroport. J’aurais aimé être là avec d’autres activistes pour la voir sur ses deux pieds. Mais malheureusement elle est arrivé dans une caisse malgré tous les efforts qui ont été fournis par l’equipe de Ignace Deen et l’equipe de la Tunisie, malgré les efforts du President de la Republique pour la sauver. Nous n’avons pas pu la sauver. Mais nous continuerons le combat, que d’autres personnes puissent s’inspirer de M’mah pour être fortes et parler. M’mah m’a dit dans un témoignage, je veux être forte. Je veux guerrir. Je veux m’en sortir parce qu’il n’ya pas mieux que la santé. Mais elle n’a pas pu. Nous ferons un magasine sur tout son parcours », a lancé Moussa Yero Bah, journaliste et activiste.
Souriante, ouverte et dynamique, sont entre autres les attitudes de M’mah Sylla selon certains témoins.
« Elle est la meilleure cuisinière du Fonio. M’mah Sylla m’a apporté à manger très souvent. Elle venait là où je travaillais.Tout le monde l’appelle ma femme. Aujourd’hui elle est couchée là, décédée. A qui la faute? A ses mamans, à ses docteurs?
Non c’est tout un système. C’est tout un système qui est en train de faire que cela se passe. À partir d’aujourd’hui, prenons les résolutions, les responsabilités. Nous avons maintenant un Gouvernement qui nous ecoutes. Merci au Président de la République pour ses efforts, aux ONG, aux journalistes. Vous avez été là. Merci à tous », dit un ami de la défunte.
Malgré la douleur qui continue à verser les larmes de la famille explorée, les parents de M’mah Sylla se montrent sereins et reconnaissants envers les autorités.
« Nous remercions le Gouvernement et le chef de l’Etat pour son soutien physique et moral. M’mah Sylla avait choisi de rester parmi nous, auprès des siens qu’elle aimait tant. Elle a réussi à nourrir des relations amicales fraternelles. Malheureusement au-delà de tous les efforts, nous ne pouvions pas la garder parmi nous comme nous aurions voulu », regrette Alpha Amadou Diallo, porte-parole
de la famille.
Après ces témoignages suivis de la levée du corps, M’mah Sylla a été inhumée au quartier Entag, dans la Commune de Matoto.
Jean Kamano









