Les travailleurs de la Société guinéenne de palmiers à huile ne sont toujours pas entendus malgré leurs multiples réclamations. En dépit de la saisie du Ministre de tutelle, ils restent encore sur le point de départ. Ces employés qui exigent une amélioration de leurs conditions de vie décrivent une situation difficile au sein de la SOGUIPAH. C’est en tout cas l’information confiée par l’un d’eux à notre rédaction.
Réunis au sein du Collectif de revendications, plusieurs travailleurs de la société mettent en place une plate-forme qui leur permet de se faire entendre. Ils ont d’ailleurs été entretenus par une mission des Ministères de l’agriculture, de l’économie et du budget. Mais jusqu’à date, les choses restent au point mort.
« Les travailleurs d’ici sont dans des conditions très difficiles, on ne sait pas quand on va nous payer et le salaire qu’on nous paye est insignifiant. Tu viens au travail à 6h30 et tu rentres à la maison à 12h pour revenir au travail à 15h. Avec tout ça, le salaire dérisoire ne vient pas à temps. C’est vraiment pénible », déplore Siba Alain Béavogui au micro de maguineeinfos.com.
Par ailleurs, ces employés passent à la vitesse supérieure en saisissant les hautes autorités. Ainsi, un espoir est permis selon notre interlocuteur.
« Nos revendications sont inscrites dans une plate-forme qui comporte 29 points. On a l’amélioration des conditions de vie, l’établissement d’un calendrier de paye et le payement du 13ème mois entre autres. Le DG d’ici n’est plus notre interlocuteur direct. Le syndicat est aussi illégitime, donc nous sommes en rapport avec le Ministère. Récemment ils ont dépêché une équipe avec laquelle on s’est entretenu. Actuellement, notre dossier est déjà arrivé chez le Président de la République. Donc on espère que notre situation sera réglée. On attend que le Ministre nous revienne très bientôt », confie l’agent administratif au département environnement.
Pour l’heure, les travaux ont repris normalement dans la société. Mais les revendications sont non négociations pour les travailleurs.
Nous y reviendrons !
Siradio Kaalan Diallo
