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Violences en Guinée: la Coalition pour la CPI veut du soutien et de l’indemnisation pour les victimes

La Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale n’entend pas baisser les bras dans sa lutte contre les violences des droits de l’Homme. A travers une conférence de presse animée ce jeudi, 20 janvier 2022 à la maison commune des journalistes, à Kipé, la CGCPI a demandé aux autorités de la transition de se pencher sur le retard de la machine judiciaire concernant les nombreuses victimes des violences politiques.

Les membres de la Coalition, tous défenseurs des droits humains, ont aussi demandé une indemnité pour les victimes. La CGCPI a également sollicité un soutien pour l’ensemble des victimes.

« Dans la capitale Conakry, le 22 janvier 2007, une marée humaine déferla dans les rues pour exiger un changement dans la gouvernance politique et économique après 23 ans de dictature, de corruption, de népotisme, d’impunité et de pauvreté, ce, malgré toutes les richesses dont la Guinée est dotée par la nature, sans oublier ses ressources humaines. Le bilan des massacres a été lourd et sur toute l’étendue du territoire national. Environ 186 morts, 1188 blessés graves, 940 arrestations et de détentions arbitraires suivies de tortures, de traitements cruels, inhumains et dégradants et 28 cas de viols, sans oublier les destructions d’édifices publics et privés. Mêmes les sièges des Cours et Tribunaux n’ont pas été épargnés en ce moment », a rappelé Me Hamidou Barry.

Plus loin, le défenseur des droits de l’Homme et porte parole de cette coalition rappelle qu’en 2012,un nombre important de ces victimes avait porté plainte mais en vain. Mais pourquoi la CGCPI demande aux autorités, une indemnisation pour l’ensemble des victimes.

« La Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale précise que le 18 mai 2012, cinquante (50) victimes ont porté plainte avec constitution de partie civile devant le Tribunal de Première Instance de Conakry Il (Dixinn). Suite à cette plainte, un juge d’instruction a été désigné pour mener les enquêtes dans cette affaire. Mais, depuis la fin des premieres auditions de vingt-huit (28) victimes, il y a plus de neuf (09) ans de cela, le dossier n’a pas connu d’avancées, faute d’inculpation des personnes qui ont été dénoncées par les victimes. En tenant compte de ce triste constat, la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale
Internationale exhorte les Procureurs généraux, les Procureurs de la Rêpublique prés les Cours et Tribunaux du pays à continuer les poursuites déjà engagées et à déclencher des actions pour les crimes qui n’ont pas fait l’objet denquetes », invite la Coalition.

Par ailleurs, la CGCPI précise que l’attention particulière des dirigeants doit être attirée sur l’ensemble des victimes de 1985 à nos jours.

« La Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale estime que les victimes de 2007, ainsi que les victimes de violences d’Etat, comme les victimes des massacres du 28 Septembre 2009, sans oublier entre autres, les victimes du Camp Boiro, de juillet 1985, les bacheliers de 2006, les victimes de
Wannidara de 2018, méritent d’être soutenues et accompagnées sur le plan judiciaire, médical et social », souhaitent les conférenciers.

Jean Kamano

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