Le Président Mamadi Doumbouya a publié ce samedi, la liste des 81 membres du Conseil national de la transition ainsi que celui devant présidé cet Organe. La tête du CNT est officiellement confiée à l’acteur de la société civile, Dansa Kourouma. Mais quelles réactions des citoyens sur la nomination du Controversé activiste?
Notre rédaction s’est dépêchée à la rencontre de quelques personnes à travers la capitale. Si certains pensent que le chef de l’Etat a ce plein de pouvoir de nommer qui il veut, d’autres soutiennent que le Colonel Mamadi Doumbouya aurait mieux fait de choisir une autre tête que celle de Dansa Kourouma.
« Ce qu’il faut dire dans ce décret d’hier, c’est que la nomination du president du CNT est un pouvoir discrétionnaire du president de la Republique. C’est son choix. S’il estime que le nommé Dansa Kourouma est la personne idéale, moi je m’y oppose pas. Mais ce que je sais, ce Monsieur s’est montré pendant le combat d’autres organisations de la société civile comme le FNDC indifférent. Mais nous pensons que cette fois, il fera son boulot et que le peuple le regarde », commente Jean Baptiste Sagno, citoyen.
De son côté, Mohamed Soumah taxe le désormais président du conseil national de la transition d’opportuniste.
« Moi je connais ce Monsieur depuis quelques années. C’est quelqu’un qui change de couleur à chaque occassion. On l’a vu très récement au moment où les gens étaient tués ici, il n’a pas pris cela au sérieux pour denoncer l’ancien regime. Parceque il avait des grands qui lui donnaient des muettes. Si on le nomme aujourd’hui président du CNT, c’est de se moquer de ceux qui se sont sacrifiés pour ce combat sous le defunt regime d’Alpha Condé. C’est dommage que Doumbouya prenne de telles décisions. Moi j’aurais préferé un membre du FNDC », soutient-il.
Contrairement à ce dernier, Mamadou Sangaré lui, estime que c’est un choix rationnel.
« Vous savez nous sommes en démocratie. Les gens sont libres de penser de ce qu’ils veulent de vous. Mais ce qui est clair, ce Monsieur connait bien la Guinée ainsi que les problemes guinéens. Depuis plusieurs années, il est dans la société civile. J’ose espèrer que y’avait pas mieux que lui », indique Mamadou Sangaré.
Jean Kamano
