Après la sortie médiatique du collectif des coordinateurs du FNDC hier mardi, demandant au bureau national des comptes et la démission, des antennes du FNDC de Matam, Matoto, Dixinn, Coyah, Ratoma et de Kaloum annoncent ce mercredi leur désolidarisation dudit collectif. Ainsi, ces antennes réaffirment leur attachement et soutien à la Coordination nationale du FNDC.
Dans leur déclaration faite à la maison de la presse, ils ont dénoncé la démarche entamée par les autres antennes qui exigent à tout prix, la démission du bureau de Foniké Meingué. Ils qualifient cette démarche d’ailleurs, d’usurpation de fonctions.
« Les coordinateurs des antennes du FNDC par ma voix, condamnent cette usurpation de titre dont ce groupe d’individus s’est rendu coupable. Les coordinateurs des antennes du FNDC ont été contactés après le 5 septembre 2021 par ce groupe de jeunes afin d’exiger de la coordination nationale la nomination des
coordinateurs des antennes du FNDC et certains membres dans les postes
administratifs dans l’administration publique et au CNT », relève un des conférenciers.
Ces antennes demandent à l’équipe anti Sanoh de présenter des excuses à la coordination nationale du front.
« La coordination nationale saisie de cette question, nous a indiqué que le combat n’est pas terminé et qu’il faudra resserrer les rangs pour veiller sur la transition, en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel. Ce groupe de jeunes fachés a estimé qu’ils ne sont plus disposés à continuer le combat et par conséquent qu’ils vont contourner la coordination nationale pour aller directement discuter avec le CNRD. Nous avons décidé de nous éloigner de ces jeunes et de rester derrière la décision de la coordination nationale de continuer le combat pour un retour à l’ordre constitutionnel. Nous invitons ce groupe de jeunes qui se réclament du collectif des coordinateurs du FNDC a présenter ses excuses aux militants et sympathisants du FNDC et à quitter derriere les forces occultes qui les financent pour déstabiliser le FNDC »,
conclut le porte-parole.
L’appel a également été lancé au collectif de sursoir à toutes activités au risque d’être poursuivi devant les juridictions.
Jean Kamano
