L’insécurité refait surface dans le pays, plus particulièrement dans la capitale. Alors que des maisons, bureaux et boutiques sont régulièrement cambriolés à travers Conakry, d’autres victimes y perdent la vie. Le vendredi dernier, un père de famille a été abattu par des malfrats à son restaurant. Le crime odieux s’est produit au quartier Enta, dans la Commune de Matoto.
A en croire les témoins, la victime a reçu une balle à son lieu de travail tard la nuit. Malgré les tentatives de sauver Mamadou Oury Diallo, les démarches n’ont pas porté fruit.
« J’étais couché. A 2h du matin, j’ai entendu le coup de feu, je me suis brusquement levé. Je suis directement allé trouver mon papa couché. Je lui ai demandé Papa qu’est-ce qui se passe ? Il m’a dit, mon fils je suis mort. Je lui ai demandé qui a fait ça ? Il m’a dit que l’intéressé n’est pas là. Je lui ai demandé de se lever mais il ne pouvait pas. Quelques temps après, il a été transporté à l’hôpital. Là-bas, ils nous ont dit qu’il faut 4 millions pour qu’il soit soigné et si on envoie pas les 4 millions, ça risque d’être trop tard. Mais avant que l’argent ne soit préparé, mon papa était déjà mort », a témoigné Mamadou Saïdou Diallo, fils du défunt.
Affaiblie par l’assassinat de son mari, Fatoumata Binta Baldé explique dans quelles circonstances elle a appris la mort du père de ses enfants.
« Moi j’ai quitté là-bas à 20h. Alors c’est à 2h que j’ai entendu mes voisins pleurer, en train de courir par ci et par là. Partout où je demande, personne n’accepte de m’en parler. J’ai pris un enfant, je l’ai obligé à parler, il m’a dit que Koto Oury a été tiré. Le matin j’ai été informée que mon mari est décédé », explique l’épouse de la victime.
Adama Diallo pour maguineeinfos.com









