Le Premier ministre chef du gouvernement fait parler de lui depuis qu’il a fait une sortie ratée à la télévision nationale. Une sortie dans laquelle a fait une erreur sur des chiffres concernant la population de Gaoual, qui connaît une croissance. Depuis, l’opinion apprécie diversement diversement la communication de Mohamed Béavogui.

Le premier vice-président de l’UFDG lui, parle d’un lapsus qui peut arriver à tout le monde. Mais l’acteur politique trouve tout de même une incohérence dans la communication du premier ministre. Fodé Oussou Fofana s’étonne du chiffre communiqué, qui ne viendrait pas d’une étude adéquate.

« On ne peut pas  le juger parce qu’il a dit que Gaoual a 300 millions d’habitants, tout le monde sait que c’est un lapsus ce n’est pas grave. Mais c’était au journaliste de le rectifier. Peut-être il voulait dire 300.000 au lieu de 300.000.0000, même ça il faut pas donner des chiffres sans vérifier. Mais je ne comprends pas comment il peut s’asseoir à la télévision nationale à cause de l’or, que la population de Gaoual qui était de 30.000 passe jusqu’à 300.000, je ne sais pas c’est quoi la preuve qu’il a. Mais j’ai l’impression qu’il est venu pour me répondre, il est venu dans la précipitation, sa communication n’était pas préparée. Mais il faut quand-même s’en  féliciter, on a entendu le premier ministre. Je pense qu’à partir de maintenant il va prendre son manteau de premier ministre qui est le patron du cadre du dialogue. Nous lui disons que les partis politiques ne sont pas ses adversaires, il faut qu’il joue son rôle. Il doit rester côté du Président de la République pour le conseiller », estime l’ancien député.

Par ailleurs, Fodé Oussou Fofana a ouvert un pan du dialogue politique, qui devrait tourner aurait du chef du Gouvernement. Pour lui, jusque-là, Mohamed Béavogui n’a pas encore joué pleinement son rôle.

« Nous voulons que ce soit un dialogue soutenu. Quand on dit dialogue, il faut savoir qui doit dialoguer avec qui, il faut que ce cadre soit défini. Ce cadre là ne peut pas se passer sans le CNRD, sans le  gouvernement, sans  le  CNT, sans  les forces vives de la nation, notamment les acteurs politiques et la société civile, sans ne peut pas se passer sans les partenaires parce que c’est eux qui financent. Nous voulons voulons un cadre de dialogue formel, mais nous sommes pour que le pays avance, pour que ce pays se calme, pour que la transition se passe de façon apaisée. Pour ce cadre, on a pas entendu le premier ministre et sur tout ce qui s’est passé d’ailleurs, on l’a pas entendu », lâche le porche de Cellou Dalein Diallo.