Les dix dernières années ont été marquées par des violences, parfois meurtrières, nées d’une crise politique sans précédent. Diu troisième mandat d’Alpha Condé au coup d’Etat du Colonel Mamadi Doumbouya, le pays s’est vu replongé au bas de l’échelle de la Démocratie. Mais comment cette situation est-elle perçue par les observateurs ?

Si certains indexent les dirigeants, d’autres comme Abdourahmane Sanoh pensent à une responsabilité partagée entre les Guinéens, surtout au sein de l’élite du pays. Pour lui, les acteurs politiques, de la société, mais aussi ceux du mouvement syndical, tous sont comptables de la galère actuelle qui gangrène la Guinée.

« Pour tous les autres acteurs, nous sommes tous responsables de la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui. Je vais parler des acteurs politiques, de la société civile, les syndicalistes et l’élite dont la démission a fait trop du mal au pays. Réveillons-nous, prenons nos responsabilités et faisons en sorte que ce soit l’intérêt général qui guide toujours nos pas. J’espère que cette transition soit la meilleure. Il faut qu’on se batte », a lâché l’ancien coordinateur national du Front national pour la défense de la constitution.