Depuis quelques jours, les Bouchers sont en grève. Cet arrêt d’activité constitue un véritable souci chez les consommateurs de viande. Mais il se trouve que les vendeurs sont confrontés à un manque de pitié de la part des forces de sécurité postées sur les différentes routes qui relient Conakry aux villes du pays. C’est en tout cas, la principale raison de la grève qui a fini par prendre de l’ampleur.

Pour toucher du doigt cette réalité, notre rédaction a rencontré l’un des acteurs du secteur. Au micro de maguineeinfos.com, notre interlocuteur rencontré à Hamdallaye a décrit leur situation alarmante qui les amène à faire valoir leur activité.

« Je ne travaille  pas, parce que notre activité est menacée aujourd’hui par les autorités. En tant que bouchers, nous pensions aider toute la population, mais les Douaniers ne nous laissent pas travailler librement. Avant la fête, nous nous sommes rendus à Kouremalé pour prendre beaucoup de bétails afin d’éviter une crise de viande lors de la fête de Ramadan. Quand nous sommes arrivés à Dabola, les Douaniers ont arrêté dix camions chargés de Bœufs, ils les ont bloqué là-bas pendant plusieurs  jours en nous demandant des dossiers de quittance. Beaucoup de nos bêtes sont mortes là-bas, d’autres sont mortes en cours de route et d’autres aussi lorsqu’on est arrivés à Conakry. Pourtant, nous leur avons dit qu’on n’a pas de quittance, parce que ces bêtes ont été achetées en Guinée et les vétérinaires nous ont donné des laisser-passers. Les Douaniers nous ont demandé de payer 360 000 000 de francs guinéens comme frais de dédouanement pour plusieurs camions. Ils nous ont bloqué là-bas jusqu’à ce que plus 60 bêtes soient mortes, tandis qu’une bête est vendue entre 10 à 13 millions de francs guinéens, c’est vraiment déplorables », s’est indigné Amadou Barry.

A notre micro, ce Boucher demande aux autorités de limiter les bardages. Il invite également l’État à veiller  sur les agents postés à l’intérieur du pays, qui selon lui, ne sont sur place que pour escroquer les pauvres citoyens.

Ousmane Baldé