Le « refus » d’un cadre de dialogue inclusif avec la classe politique guinéenne par le CNRD semble être de trop aux yeux de nombreux leaders politiques du pays. Parmi ces politiques, figure le Président du parti Réveille toi Guinée. Dans un entretien avec notre rédaction, l’acteur politique soutient que la transition est purement politique. C’est pourquoi, il est selon lui, inadmissible de dérouler un quelconque calendrier sans l’ensemble de la classe politique.
Depuis les trois premiers mois de la prise du pouvoir par le CNRD, la principale revendication de la classe politique guinéenne tourne autour de l’ouverture d’un cadre de dialogue inclusif entre la junte militaire et les acteurs politiques. Chose qui peine à être effective. D’où la raison de toutes les bisbilles qui raisonnent dans le pays. Mais écarter la
classe politique à l’écart n’est pas une bonne option pour l’autorité militaire.
« Une transition est d’abord politique. Si la politique n’est pas réglée, une transition ne pourra pas produire de résultat. C’est vrai le CNRD est en train de se battre. Aujourd’hui nous voyons les voiries qui sont en train d’être améliorées. Mais la question essentielle d’une transition se trouve au niveau de la politique. C’est ce qu’on doit faire comprendre à cette junte. Certainement y a des gens qui sont en train de leur faire comprendre qu’il faut mettre les politiciens à l’écart. Ça c’est une faute. Il faut par contre accepter de discuter avec eux », propose Aboubacar Mansaré.
Alors que l’opinion semble divisée sur la durée des trois ans adoptés par le CNT pour la transition en cours, notre interlocuteur lui, trouve le problème parallèlement ailleurs. est plus qu’à ce niveau. La source du conflit a déjà été orchestrée en amont
« La durée à mon avis ne pose pas problème. Parce qu’elle est schématisée. Pour moi le problème se pose à un niveau de manque de dialogue sincère. Et pour cela il faut situer les responsabilités. Ce sont les autorités de la transition », indexe t-il.
Mais pour inverser la tendance, ce leader politique préconise la formation d’un gouvernement d’union nationale, mais aussi la nomination d’un nouveau premier ministre consensuel devant être capable de rapprocher les parties.
« Pour que nous sortions de cette crise, nous voulons suggérer au Colonel de penser à la nomination d’un premier ministre consensuel », suggère Aboubacar Mansaré.
Ces derniers temps, des rumeurs annonçant un prochain remaniement du Gouvernement se font entre dans la capitale guinéenne.
Yam’s Cheick Camara
