« N’acceptez pas de vous faire tuer pour quelqu’un », ces propos sont du Premier ministre guinéen, en retraite dans la région forestière avec les membres de son Gouvernement. Depuis cette sortie de Mohamed Béavogui, des réactions fusent de partout. De son côté, l’Organisation Guinéenne de la Défense des Droits de l’Homme ne reste pas en marge. Son Président qualifie d’ailleurs es propos de maladroits.
L’OGDH indique que ces genres de propos favoriseraient les violences de la part des forces de Sécurité dans les opérations de maintien d’ordre pendant les manifestations.
« C’est vraiment maladroit de sa part. Si dans nos lois, on dit que nous avons le droit de manifester, c’est que dans les conditions normales, les manifestations doivent se faire dans les règles de l’art. Le rôle des forces de défense et de sécurité, c’est d’encadrer les manifestations pour ne pas qu’il y ait débordement. Maintenant si le Premier ministre demande aux jeunes de ne pas accepter de se faire tuer pour quelqu’un mais d’accepter de se faire tuer pour soi-même, ce n’est pas normal. c’est donner l’aval aux forces de l’ordre de continuer à tuer. Ça veut dire que pour eux, toute manifestation sont synonyme de tuerie. Je pense que c’est un écart de langage donc ce n’est pas normal, nous n’avons pas apprécié et nous n’apprécions pas ce qu’il vient de dire », rejette Elhadj Souleymane Bah.
Yam’s Cheick Camara
