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Hausse du prix du carburant en Guinée: les réactions convergentes des citoyens de Conakry

A travers un communiqué lu à la télévision nationale dans la soirée de ce mardi 31 mai 2022, le  Gouvernement guinéen a revu à la hausse le  prix du litre du carburant, qui  passe à 12.000 GNF à la pompe, soit une augmentation de 2000GNF. Une augmentation qui suscite beaucoup d‘inquiétudes chez les citoyens. Selon certaines personnes, cette hausse va directement provoquer la flambée des prix des denrées alimentaires dans les différents marchés.

Quelques heures après cette annonce, notre rédaction a donné la parole à des citoyens qui ont diversement exprimé leurs préoccupations. D’aucuns se disent surpris de la décision, d’autres la jugent inopportune.

« J’ai été surpris de me réveiller ce matin et voir qu’il y a eu une augmentation du carburant jusqu’à 12.000fg , avec toutes les difficultés auxquelles nous faisons face. Forcément, tous les prix vont grimper aussi, comme ça  nous qui n’avons rien, comment on va faire », s’inquiète Boubacar Bah, rencontré à Hamdallaye.

Visiblement, cette augmentation pèse lourdement sur le panier de la ménagère, mais elle vient au mauvais moment.

« Avec cette augmentation du prix du carburant, je pense que ce n’est pas le bon moment, ils sont venus au pouvoir, ils ont dit que le Gouvernement d’Alpha Condé a augmenté les prix pour satisfaire leurs besoins personnels. Eux ils ont diminué, maintenant ils augmentent encore, il fallait laisser là où c’était alors. Je suis déchue de leur pouvoir vraiment, et puis maintenant tout va devenir encore plus  dur », s’alarme Maimouna Soumah.

En dehors du prix des denrées alimentaires, les frais de transport connaîtront également la répercussion. C’est la lecture faite par les conducteurs.

« Moi j’effectue souvent des voyages de Conakry à Mamou. A l’intérieur du pays, j’ai l’habitude d’acheter beaucoup de carburant, mais je sais une chose, cette augmentation va jouer sur les gens qui veulent voyager, nous nous allons fixer un prix, si quelqu’un veut monter dans mon véhicule, il sera obligé de payer à  mon prix, sinon il n’a qu’à aller porter plainte contre moi ou rencontrer le syndicat », lance Mamoudou Diallo.

Ousmane Baldé

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