Le front national pour la défense de la constitution malgré les appels incessants de part et d’autre pour démotiver la volonté de descendre dans la rue en cette période de transition, reste droit dans ses bottes et maintient la date du jeudi, 23 juin, pour exiger le retour rapide à l’ordre constitutionnel et la publication de la liste des membres du CNRD. Alors que seulement 24h nous séparent de la date butoire, le Président de l’union des démocratiques pour la renaissance de la Guinée emboîte les pas de ceux qui sont contre toute volonté de manifester. Bah Oury rassure qu’il n’y a aucune nécessité de freiner l’élan de la transition en cours.
Alors qu’il était l’invité du journal Afrique ce mardi, 21 juin, 2022, chez nos confrères de TV5 Monde, le leader de l’UDRG est revenu sur les menaces de manifestations faites par le FNDC. Selon Bah Oury, les dernières manifestations des 11 dernières années en Guinée n’ont été que ruines et désolation. C’est pourquoi il appelle le FNDC à saisir la main tendue du premier ministre, chef du gouvernement de la transition pour un dialogue souhaité. L’ancien vice-président de l’UFDG a par ailleurs appelé les autorités guinéennes à coopérer avec la CEDEAO.
« Toutes les manifestations durant ces dernières années débouchent sur des morts pour des raisons qui ne se justifient nullement. Et c’est la raison pour laquelle, une manifestation en Guinée dans le contexte actuel, il faut l’utiliser avec responsabilité et ne pas pour n’importe quelle question demander à sortir dans la rue au risque de mettre en péril des citoyens, ça c’est le premier élément. Le deuxième élément, les raisons pour lesquelles ces amis du FNDC et consorts du monde demandent à ce qu’il y ait manifestation, ils disent qu’il faut plus de dialogue. Et le premier ministre M. Mohamed Béavogui, a indiqué pratiquement de manière claire une disposition du gouvernement et du CNRD d’aller dans ce sens. Et à partir de ce moment là, on peut se demander est-ce que la manifestation est toujours d’actualité? », s’interroge-t-il.
Par ailleurs, ce leader politique demande à la junte militaire de s’entendre avec la CEDEAO pour éviter des sanctions économiques à la Guinée.
« La CEDEAO est un partenaire indispensable, ce sont les voisins, c’est la région, c’est l’organisation par laquelle, pour que nous puissions coopérer avec les autres organisations internationales, il faut nécessairement une entente avec la CEDEAO », a conseillé Bah Oury.
Yam’s Cheick Camara
