Les sanctions sur la Guinée peuvent encore attendre. En tout cas la CEDEAO lors de son 61e sommet ordinaire tenu ce dimanche à Accra, a donné une nouvelle chance aux autorités guinéennes de se conformiser aux exigences faites pour le retour à l’ordre constitutionnel. Le pays a un mois de sursis pour pouvoir se pencher très rapidement sur cette situation qui semble cruciale aux yeux de nombreux observateurs nationaux et internationaux. Au terme de ce sommet, un nouveau médiateur a été choisi pour désamorcer la crise de confiance. Il s’agit de l’ancien président béninois Thomas Boni Yayi.
D’ores et déjà certains acteurs politiques guinéens réagissent et mettent le médiateur en garde. Face à ce choix de Boni Yayi, Dr Ben Youssouf Keïta trouve de mots pour situer l’émissaire de la CEDEAO.
« Moi je pense que la venue de Yayi Boni, va davantage permettre à ce que les frères qui ne se comprennent pas, passent autour d’une table et s’entendre en mettant au dessus de tout intérêt partisan et égoïste, l’intérêt supérieur du peuple de Guinée. Bonne arrivée à Yayi Boni! Mais qu’il sache qu’il vient trouver un peuple mâture auquel on n’imposera absolument rien contre sa volonté », a-t-il prévenu.
Cependant, le Président de l’Alliance pour le Changement et le Progrès sachant la vraie mission de Boni Yayi, affiche sa position et se déclare un soutien pour les 36 mois votés pour la transition.
« Mon parti ACP, soutient les 36 mois. Parce que ce qu’ils ont commencé à faire, je suis sûr et certain qu’ils respecteront leur parole donnée, ils mettront toutes les fondations nécessaires pour que la Guinée enfin décolle et que nous soyons dans quelques années la tête du développement en Afrique de l’Ouest », au micro de maguineeinfos.com.
Yam’s Cheick Camara
