En plus du sursis accordé à la Guinée lors du sommet du trois juillet, des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, l’institution sous régionale a aussi désigné un médiateur pour faciliter le dialogue entre les acteurs de la transition. Chose qui était l’une des exigences de la classe politique guinéenne. Et l’ancien président du Bénin Thomas Boni Yayi a été choisi pour la Guinée. Un choix salué par les grandes formations politiques du pays comme le RPG arc en ciel et l’UFDG.
Contrairement au diplômâte ghanéen, Ibn Chambas dont la médiation dans la crise guinéenne a été largement dénoncée par plusieurs acteurs politiques, car il avait mené plusieurs le dialogue auparavant sans aboutir à un résultat escompté, l’ancien président béninois, Thomas Boni Yayi lui, fait l’unanimité même si chaque formation politique a ses attentes personnelles. Chez l’ancien parti au pouvoir, la priorité dans la mission du nouveau médiateur de la CEDEAO en Guinée sera d’œuvrer pour la libération de ses cadres qui sont en prison depuis plusieurs mois maintenant.
« Le plus important aujourd’hui pour nous, c’est que la démarche dans le fond comme dans la forme puisse incarner ce que nous attendons justement de la possibilité pour nous de participer à un dialogue franc. Et cela suppose la libération de nos cadres incarcérés, l’arrêt des poursuites contre les cadres et responsables de la classe politique », a signalé Domani Doré, porte-parole du RPG Arc-en-ciel.
A l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, on salue l’attachement de l’ancien homme fort du Bénin à la démocratie. En tout cas c’est l’avis d’Aliou Condé, un des vices-présidents dudit parti.
« Nous pensons que c’est un démocrate qui se bat pour le respect de la démocratie. Surtout que durant ses deux mandats, nous n’avons senti aucune velléité pour lui de vouloir garder le pouvoir. Nous pensons que c’est déjà un atout. C’est quelqu’un qui respecte les règles et les principes, il pourrait nous aider ici aussi à les faire respecter et donc amener tout le monde dans une dynamique constructive qui nous permet de nous entendre sur les bonnes pratiques », espére le chargé des affaires politiques de l’UFDG.
Dans la même lancée, le front national pour la défense de la constitution, a décidé de surseoir à toute manifestation pour donner la chance à un dialogue sincère.
Yam’s Cheick Camara








