La fête de Tabaski communément appelée fête des moutons de l’année 2022 sera célébrée dans quelques heures en Guinée à l’instar des autres pays du monde.
Plusieurs fidèles musulmans vivant à Conakry ont décidé de rejoindre l’intérieur du pays pour cette fête. A cet effet, un manque criard de taxis se remarque dans les gares routières de la capitale. C’est le constat fait ce vendredi, 08 juillet 2022 par l’un de nos reporters qui était sur le terrain.
Selon notre constat, ce manque de véhicules de transport cause de rareté de passagers dans certaines gares. Sur ce sujet, des chauffeurs et syndicalistes ont apporté des précisions au micro de maguineeinfos.com. Cependant, malgré cette réalité, les prix du transport restent les mêmes, à en croire Boubacar Sidy Diallo, chauffeur entre Conakry et Mamou.
« Nous partons à 120.000 à l’aller et 120.000 au retour. Aujourd’hui je suis revenu vide et le carburant aussi a augmenté, on nous fait souffrir beaucoup avec les barrages routiers. Même si tu leur présentes tes papiers, il faut que tu leur donne de l’argent pour qu’on te laisse partir. Et puis à l’approche de cette fête de Tabaski il y a trop d’embouteillages sur la route. Moi j’ai fait au moins 3 heures du temps arrêté à Kindia, les voitures personnelles peuvent prendre trois lignes. Hier 19 heure m’a trouvé là-bas et je suis rentré aussi sans passagers », confié t-il.
Par ailleurs, la rareté des clients ne facilite pas les choses aux chauffeurs, ils sont obligés de patienter des heures pour avoir un passager. Une passagère rencontrée à Bambeto affiche son inquiétude pour rallier le village, à quelques heures de la fête.
« Je viens à Mamou pour faire la fête, depuis le matin je suis là, on nous a donné des tickets à 180.000 fg. Mais je remarque qu’il y a un manque de voyageurs, les voitures sont là mais il n’y a pas de passagers. On est obligé de patienter jusqu’à ce que la voiture soit remplie, pourtant la fête c’est pour demain. Je suis vraiment inquiète par cette situation », s’inquiète Aissatou Bah.
Plus loin selon le syndicat de la gare routière de Bambéto, des dispositions ont été mises en place pour ne pas qu’il y ait un changement sur les différents prix. Mais il dénonce tout de même les tracasseries policières sur la route.
« Nous dans la gare routière de Bambéto, les prix restent les mêmes, il n’y a pas d’augmentation, si le client vient, nous avons mis des billets à la disposition des chefs de ligne, le montant est écrit sur le billet, aucun des chauffeurs de Bambéto n’ose augmenter le prix pour juste une question d’intérêt personnel. Mais d’autre le disent quand même en affirmant que le transport a augmenté du côté de Bambéto. Mais si d’autres chauffeurs arnaquent des passagers, nous on est pas au courant. Nous ici c’est un prix officiel, un chef de ligne n’osera pas parler d’un prix qui n’est pas écrit sur le ticket. Certains de nos chauffeurs nous ont dit que la police les faits souffrir sur la route, en leur demandant de l’argent. Pour le moment nous demandons des dispositions aux autorités parce qu’elles ont repris encore les barrages sur la route, surtout entre Conakry-Mamou. Nous demandons aux chauffeurs de respecter les clients, lorsqu’une personne achète une voiture et l’envoie à la gare routière, c’est pour avoir des clients. Nous disons aussi aux clients de respecter et connaitre la valeur du chauffeur parce que si deux personnes ont le même intérêt, elles doivent s’unir pour que chacune d’entre elles soit satisfaite. Ces derniers jours nous sommes en crise et en difficulté et il n’y a pas de véhicules, parce que si les chauffeurs vont en voyage, à leur retour il n’y a pas de clients. Mais il y a d’autres qui chercheront à profiter de l’occasion, mais ce n’est pas dans notre gare ici », insiste Mamadou Diouma Diallo, syndicaliste à la gare routière de Bambéto, également chargé des négociations et des conflits.
Ousmane Baldé









