L’homme d’affaires Antonio Souaré glisse et perd petit à petit la Gestion de la Société Guinée Games. L’Etat guinéen a décidé de transférer les actifs de la Société vers la LONAGUI pour une nationalisation de la gestion. Ce bruit constitue depuis un certains temps, un véritable bras de fer entre les autorités et le patron de la Société. Mais en dépit de la volonté de l’Etat de reprendre la gestion de Guinée Games, il se trouve qu’une série d’irrégularités a été notée à plusieurs niveaux de la Société. Selon des documents fouillés par notre rédaction, des manquements sont d’ores et déjà enregistrés dans la forme et dans le fond des documents de la Société. C’est un constat fait par un huissier de Justice.
Le Procès-verbal de l’huissier dont nous détenons copies, indique que les papiers utilisés pour la cession des actions de la Société souffrent d’énormes incohérences. Ensuite, dans le document, on décèle une date inexistante. Il s’agit du 31 Septembre 2016, mentionné comme la date de la signature. Pourtant l’huissier soutient que le mois de Septembre n’a jamais connu son 31ème jour. (Voir procès-verbal)
De l’autre côté, le Partron de Guinée Games a, selon toujours le même procès-verbal, utilisé une pièce d’identité invalide pour faire l’opération de cession. Sur la ligne d’irrégularités enregistrées par ledit huissier, on remarque deux formes de Société, à savoir Société à Responsabilité Limitée (SARL) et Société Anonyme (SA). Ce qui n’est pas admissible juridiquement pour une même entité.
Encore en septembre 2016, un flou s’est entretenu entre le Cédant et le Cessionnaire. Puisque dans l’un et dans l’autre, c’est l’identité de Mamadou Antonio Souaré qui était mentionnée. Pourtant, Mamoudou Cissoko était également considéré comme le Cessionnaire des Actions de la Société.
Tout ce ramassage que nous avons fait dans le procès-verbal de Maître Mamadou Landho Bah (huissier) dénote un manque de transparence et de légalité dans le maintien de la gestion par Antonio Souaré.
Peut-on donc dire que toutes ces anomalies ont poussé l’Etat guinéen à accélérer la reprise des actions de la Société ? Ces failles notées peuvent-elles disqualifier le Patron de Guinée Games dans son duel avec l’Etat ? Cette reprise des actions qu’envisage l’Etat peut-elle faire perdre les emplois actuels de la Société ? A quel sort peut s’attendre Antonio Souaré, après ces irrégularités ?
Pour répondre à ces nombreuses questions qui hantent plus d’un Guinéen, notre rédaction a tendu son micro à un Juriste. Avec lui, on a tenté de zoomer ces problèmes que traverse Antonio Souaré et sa Société. Selon notre interlocuteur, l’Etat tiendra compte de l’employabilité de ceux qui travaillent déjà avec Guinée Games. Ceci dit que les employés actuels seront reconduits, mais cette fois-ci avec la LONAGUI. Même si certains seront libérés, cela serait dû au nouvel organigramme.
« L’Etat peut nationaliser toute société privée ce, dans les formes légales.
L’Etat va maintenir les emplois. Il n’y aura pas assez d’impacts sur ce point. Surtout que ceux qui gèrent les machines ne sont pas des employés de Guinée Games. Certains emplois seront peut-être supprimés pour cause de réorganisation », analyse t-il.
Mais peut-on s’attendre à la reprise de la Gestion par Antonio Souaré?
C’est possible. J’ai vu le contrat qu’il a signé avec l’Etat. Cependant, l’Etat peut reprendre la société par la voie légale.
Le constat de l’huissier sur les modifications du RCCM ainsi que les irrégularités relatives à ces modifications peuvent être un facteur important dans le différend entre Antonio Souaré et l’Etat guinéen?
Oui ! L’État pourrait s’en servir surtout si son cédant y est impliqué.
Après ce constat d’un huissier de plusieurs irrégularités dans la cession des actions d’une Société, cette dernière est-elle légale ? En cas de confusions entre le cédant et le cessionnaire ou anomalies dans la forme de la Société, peut-elle juridiquement continuer à exister ?
Il y a lieu de savoir d’abord si c’est une société anonyme ou une société à responsabilité limitée. Les actions c’est seulement pour les sociétés anonymes. S’agissant des sociétés à responsabilité limitée, on parle de parts sociales. La société peut continuer à exister. C’est la cession qui pourrait être remise en cause.
Quel sort doit lui être réservé juridiquement ? Peut-on dire que Sieur Antonio est dans une position d’espoir mince face à l’Etat, avec ces irrégularités constatées ?
Pas tout à fait. Il a des cartes à jouer, conclut Maître Maître Amadou Babahein Camara au micro de maguineeinfos.com.
Et il parait que plusieurs revendeurs de guinée games sont présentement en formation à la LONAGUI. Comme pour dire que la reconversion est en cours.
A suivre…
