Des activistes de la société civile et acteurs de la vie politique entendent battre le pavé pour se faire entendre face à ce qu’ils appellent la sourde oreille des autorités de la transition. Selon Aliou Bah, ces deux jours de manifestations projetées par le FNDC doivent servir de leçons afin que les autorités ouvrent un véritable dialogue entre les acteurs concernés.
Selon le leader du MODEL, les Guinéens sont en plein droit d’exiger un retour à l’ordre constitutionnel. Puisque pour lui, toutes les chances d’un veritable dialogue sont réunies, mais elles se heurtent à un manque de volonté politique de la classe dirigeante.
« A travers ces deux journées de manifestations, il faut nécessairement ouvrir un cadre de dialogue, le monde entier nous le demande, je ne sais pas pourquoi nous refusons d’écouter ceux qui veulent que la Guinée aille de l’avant. L’opportunité et la nécessitée sont là, les populations doivent davantage rester vigilantes et de se mobiliser pour exiger un retour à l’ordre constitutionnel à travers un agenda clair et consensuel. Nous sommes dans notre plein droit de vouloir non seulement préserver les acquis mais aussi faire en sorte que cette transition ne soit pas une occasion pour certains opportunistes qui sont en train de tourner autour de certains extrémistes qui pensent que leurs business, c’est simplement une Guinée en crise. Il faut faire en sorte que le côté toxique de l’entourage du CNRD, ceux qui fréquentent le colonel nuitamment en lui donnant des mauvais conseils, il faudrait bien les réveiller, les titiller pour leur dire d’écouter, lorsqu’on est une junte, on est pas élu, même lorsqu’on est élu on ne gouverne pas avec arrogance, on gouverne avec beaucoup d’humilité », analyse Aliou Bah.
Ousmane Baldé








