C’est le jour J de la manifestation pacifique appelée dans le grand Conakry par le front national pour la défense de la constitution qui proteste pour exiger le retour rapide à l’ordre constitutionnel et dénoncer le manque de dialogue franc entre acteurs socio-politiques et le CNRD. Mais d’ores et déjà, cette manifestation reste jusqu’ici non autorisée par les autorités administratives. Cette attitude des autorités de la place vis-à-vis d’un droit constitutionnel est incapable pour de nombreux acteurs politiques qui apportent déjà leur soutien à l’équipe de Foniké Mangué dans ce combat. C’est le cas de Pépé Francis Haba, président de l’union guinneenne pour la démocratie et le développement.
Pour rester fidèle à sa ligne de conduite et exprimer son ras-le-bol contre ce qu’il qualifie de la gestion unilatérale de la transition, le FNDC fait appelle à son plan B qui consiste à un imposer des manifestations de résistance dans les quartiers puisque les autorités communales informées pour la marche de la Tannerie sur l’esplanade du palais du peuple ont opposé un niet. Pire, Me parquet général près la cour d’appel de Conakry a menacé de poursuivre les organisateurs en cas de débordement. Ce comportement des autorités est une provocation et un déni de la lois de la République aux yeux de ce leader politique.
« Il y a soit une carence dans l’interprétation de la loi ou de la mauvaise foi des nouvelles autorités qui s’illustrent depuis le magistère du président Alpha CONDÉ dans le déni des lois et le bafouement des libertés publiques protégées par les lois nationales et supranationales. Cela est inadmissible. L’interdiction de cette manifestation sans motif valable signifie que les autorités fuient leur responsabilité de l’encadrer et seront donc responsables d’éventuels incidents pendant cette journée. Il sera inacceptable de se soumettre à une décision elle-même illégale. D’ailleurs, ce n’est pas une demande d’autorisation que le FNDC a adressée à la mairie mais une lettre d’information tenant lieu de déclaration conformément aux lois en vigueur en République de Guinée », a-t-il fait savoir.
Pendant ce temps, des pick-ups des forces de l’ordre en grand nombre sont postés et visibles sur l’autoroute Fidèl Castro, mais aussi sur la route le Prince. Depuis la nuit dernière, les émeutes ont éclatés entre jeunes manifestants et forces de sécurité dans plusieurs quartiers de la haute banlieue de Conakry.
Yam’s Cheick Camara








