L’incompréhension entre les acteurs politiques et les autorités ralentit la marche de la transition. De leurs côtés, le FNDC et certains partis politiques optent pour les manifestations de rue pour se faire entendre. D’ailleurs la manifestation de ce jeudi, 28 juillet 2022 a conduit à des violents affrontements dans certains endroits de la capitale, des blessés et des arrestations. Mais cette démarche est-elle une bonne piste pour rectifier le CNRD ? Une autre partie de la classe répond par la négation et appelle les différentes parties à privilégier l’intérêt de la Guinée, en se mettant autour de la table. C’est le cas du Président de l’Alliance pour le Renouveau national.
Sur la situation difficile que traverse le pays, Docteur Sékou Koureissy Condé appelle à briser le bras de fer qui se durcit entre les dirigeants et les leaders politiques. Mais pour que le débat porte fruit, l’ancien ministre de la Sécurité plaide pour la représentativité de l’ensemble des acteurs politiques.
« Ce dont la Guinée est confrontée aujourd’hui, ce n’est ni une question du FNDC ni une question de l’ARENA. C’est une question de dialogue politique et social. Je pense que cette question n’est la propriété d’aucune entité, d’aucune structure politique ou de société civile. C’est un droit et un devoir pour les Guinéens de se parler. Si nous n’arrivons pas à créer des voies et moyens qui nous permettent de parler le même langage, pour trouver un consensus sur les questions liées à la vie nationale, il faut se poser des questions, ce n’est pas une manifestation qui va régler cette question, c’est une conscience nationale. Il faudrait que les Guinéennes et Guinéens sachent que même après la guerre, il faut parler de paix. Il faut que les Guinéennes et Guinéens sachent que dans l’histoire de ce pays, les violences d’Etat ont retardé l’unité nationale et la cohésion sociale. Aujourd’hui c’est le tour du CNRD, il y a des partis politiques qui étaient venus au pouvoir, il y a eu des gouvernements qui sont venus et aujourd’hui c’est le CNRD qui est au pouvoir. Si le dialogue marche, historiquement, c’est le CNRD et non une entité de soutien. C’est le CNRD qui doit nous délivrer de ce point de suspension. Allons au dialogue. Ce dont il est question, l’Alliance pour le Renouveau national a été le premier parti politique à paler de la réduction du nombre de partis politiques à trois. Aujourd’hui on discute à cela et les partis politiques sont exclus de ce qu’ils ont créé », laisse le Président de l’ARENA.








