Des cas de morts, des blessés graves et même la destruction des biens publics et privés, c’est le triste bilan des manifestations de rue appelées par le front national pour la défense de la constitution les 28 et 29 juillet derniers. Cette situation qui relance la problématique de la gestion des manifestations en Guinée, surtout en cette période de transition suscite colère et interrogations chez de nombreux acteurs politiques et leaders d’opinion. Parmi eux, Diabaty Doré qui accuse le CNRD d’en être le responsable.
La situation sociopolitique guinéenne semble alarmante aux yeux du Président du parti RPR. L’emprisonnement des acteurs politiques et sociaux, l’exil forcé pour certains, la confiscation des passeports pour d’autres, l’interdiction des manifestations sur les voies publiques, ce sont les mêmes réalités sous les dernières heures du régime Condé qui refont surface. D’où la grande déception de Diabaty Doré qui estime que le CNRD et son Président ont déjà échoué.
« Depuis l’arrivée de ce Colonel, nous avons été les premiers à dire qu’il a un agenda caché. Et c’est maintenant qu’on voit cette vraie face, après les évènements. Je me suis posé la question, est-ce que c’était le Colonel qui était parti au cimetière de Bambeto, et est-ce c’est le même Colonel qui versait les larmes de crocodile avec ses amis et collaborateurs alors que c’était pour avoir la sympathie de l’axe? Il a tenu de beaux discours et tout le monde lui a applaudi, il a parlé de rassemblement sans exclusion, jusqu’à aller demander de faire l’amour à la Guinée. Celui qui a demandé de faire l’amour à la Guinée viole aujourd’hui la loi dans ce pays. Encore une fois, le pays va mal, parce que la junte au pouvoir n’a pas l’intention non seulement d’organiser les élections, mais aussi elle ne veut pas quitter le pouvoir », a-t-il regretté.
Pour finir, le Vice-président de l’ANAD qui regrette l’incarcération de Foniké Menguè, Ibrahima Diallo et Saïkou Yaya Barry, demande au peuple de Guinée de rester vigilant et mobilisé face à ce qu’il qualifie de grave violation des droits de l’homme en Guinée.
Yam’s Cheick Camara
