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Arrivée prochaine d’un émissaire de la CEDEAO en Guinée: un leader politique tacle la position de Morissanda Kouyaté

Dans un entretien qu’il nous a accordé ce mardi, 16 août, le président du parti Bloc pour l’alternance en  Guinée, a apporté une analyse sur la crise qui prévaut en Guinée. Sans langue de bois, Abdoulaye Sadio Barry pointe du doigt les causes réelles des crispations de la transition et la dessus, il pointe un doigt accusateur au chef de la diplomatie guinéenne qui selon lui, se sert de la souveraineté pour empêcher le dialogue avec les institutions sous régionales et internationales.

Depuis la prise du pouvoir par le CNRD le 5 5 septembre 2021, aucune tentative de la  Communautés économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest pour la bonne conduite de la transition n’a abouti à un consensus escompté. Cela a cause du droit à la souveraineté que la Guinée à travers son ministre des affaires étrangères brandit à l’institution sous régionale . Chose qui n’arrange pas le pays selon le président du B A G . Abdoulaye Sadio Barry.

« J’ai vu dans les médias, le Ministre des Affaires étrangères a refusé la demande de la CEDEAO de rencontrer la classe politique.  Je dirai la Guinée n’est pas une île isolée du reste du monde. Quand on a eu Ebola en Guinée, sans l’aide de la communauté internationale on aurait eu combien de morts ? Et lui Mory Sandan quand il travaille en tant que médecin payé par des institutions internationales pour qu’il travaille dans son propre pays, pourquoi il ne parle pas de souveraineté ? Il faut que les gens arrêtent cela », dit Abdoulaye Sadjo Barry.

Et pour inverser la tendance, notre interlocuteur sollicite l’implication du Président de la transition.

« Nous avons volontairement adhéré à la CEDEAO et en tant que membre de cette communauté, nous sommes obligés de respecter ses règles et principes que nous avons signés. Quand la CEDEAO veut rencontrer la société civile et la classe politique dans un pays membre, le Gouvernement guinéen n’a pas le droit de lui refuser. Et s’il tente de le faire en parlant de la souveraineté, ils vont conduire notre pays à une crise qui ne serait pas bonne. Et je demande au Président Doumbouya de réfléchir parce que c’est lui qui sera vu comme le seul responsable quand ça dérape », a-t-il prévenu.

Par ailleurs, le Président du BAG trouve normale la décision du Gouvernement qui vise à établir la cartographie des formations politiques en Guinée.

Yam’s Cheick Camara 

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