Tué hier mercredi 17 août lors de la manifestation du FNDC à Bambeto Magasin dans la commune de Ratoma, Alpha Oumar Barry, quatrième fils de sa mère était admis au BECP cette année. Sa mère reste inconsolable, surtout qu’elle se souvient de ses derniers instants avec son enfant.

Interrogée par Maguineeinfos.com, dame Houssaïnatou Barry déplore la confiscation du du corps de son fils par les autorités. Elle soutient d’ailleurs qu’Alpha Oumar Barry n’était pas parmi les manifestants. Il a selon elle été tiré suite au passage du cortège du Président de la Transition sur l’axe

« J’étais avec lui presque toute la journée, après avoir fait la prière de 14h avec lui, je l’ai laissé ici. Quand le calme est revenu, il est allé envoyer la puce de sa sœur chez elle, qui a reçu une balle récemment à Bambeto Magasin. Arrivé chez sa sœur, il a trouvé que la cour était fermée. Il a vu que ses amis étaient vers là-bas, il les a rejoint et quelques temps après, ils sont venus me dire qu’Alpha Oumar a été tué, j’ai dit Non, il est allé chez sa sœur tout de suite. Ils m’ont dit qu’ils l’ont amené à l’hôpital Jean Paul 2. Je suis allée à l’Hôpital, mais dès qu’on l’a envoyé, aussitôt il a rendu l’âme. Les témoins m’ont dit qu’il a été tué lors du passage du cortège du Président », a expliqué la maman de la victime, avant de parler de la suite du corps du jeune.

« Je voulais qu’on l’enterre aujourd’hui, mais ils ont ramené le corps à l’Hôpital. Je demande aux autorités de me restituer le corps de mon fils, je vais l’enterrer pour au moins réduire la peine dans mon cœur. Il est mon quatrième fils. Depuis son enfance il m’aide avec les travaux à la maison et depuis qu’il est né, personne n’est venu se plaindre auprès de moi à son sujet. À l’école aussi depuis qu’il a commencé jusqu’à l’obtention de son BEPC cette année, il n’a jamais redoublé dans une classe. Hier toute la journée jusqu’à 14h c’est lui qui était dans ma boutique, c’est lui même que j’ai amené pour me chercher du pain. Il est resté ici jusqu’à la fin du repas du déjeuner. C’est lorsqu’il a mangé qu’il est parti chez sa grande sœur, c’est là-bas qu’il a croisé le  destin », se lamente t-elle.

Adama Diallo