Après plusieurs mois de travail interne, le Comité national des Assises présente ce mercredi, le rapport final produit par les membres dudit Comité. Dans ce rapport, des frustrations et des injustices subies par des Guinéens ont été notifiées. Ensuite, le Comité a fait des recommandations pour non seulement la conduite de la transition, mais aussi de planifier l’après transition.
Les membres du Comité précisent que plusieurs approches ont été faites pour permettre aux futures dirigeants de trouver un climat favorable au développement dans l’harmonie entre les fils du pays. C’est en tout cas ce qu’a confié Bah Oury, membre du Comité, interrogé par maguineeinfos.com. L’ancien ministre de la Réconciliation affirme que le travail de sa commission a consisté également à mettre des bases permettant une véritable réconciliation nationale.
« C’est un honneur d’avoir participé à titre personnel à ce travail qui est un travail extrêmement important pour la Nation. Parce que ça consolide les bases de la stabilité, en vue de frayer le chemin de la Réconciliation nationale. Donc nous étions 31 personnes désignées, pendant pratiquement deux mois, on s’est donné la main, on a parcouru le pays et des émissaires ont été envoyés également à l’étranger pour recueillir des sentiments sur des frustrations, sur des injustices qui ont été commises auprès des citoyens guinéens. Donc nous avons condensé cela à travers ce rapport final et qui s’est décliné par des recommandations à l’attention du Président de la Transition. Le Comité national aura terminé de manière officielle, son travail. Il y a des recommandations qui préconisent la mise en place d’autres structures pour aller dans le sens d’un travail effectif sur les questions mémorielles des approches concernant la Commission nationale de Vérité Justice Réconciliation sur les questions historiques pour qu’il y ait dans une large mesure, un Comité d’experts pour étudier l’histoire de la Guinée à travers les archives pour que l’identité et la mémoire collective soient restituées telles qu’elles auraient dû être sans partie prises. C’est ce qui permettra d’écrire enfin un historique de la République de Guinée de 1958 à maintenant. Il ya d’autres aspects qui concernent comment résoudre les frustrations, les stigmatisations que certaines parties de la Population sont en train d’endurer. Donc la Transition fera sa part, le Gouvernement qui sera issu des élections démocratiques par la suite fera également sa part. Donc c’est un travail qui n’est pas fait uniquement pour la Transition. C’est quelque chose qui doit définir les leviers sur lesquels, la Réconciliation nationale devra être bâtie sur cette base dans les années à venir », a expliqué le Président de l’UDRG.
