Alors que le programme des rencontres du médiateur délégué par la CEDEAO auprès de la Guinée a été dévoilé, la serie des manifestations du FNDC qui débutera le 29 août prochain reste aussi d’actualité. A en croire certains responsables du mouvement anti-troisième mandat, rien ne peut freiner l’élan de leur combat qui s’inscrit dans le cadre d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Cependant pour Bah Oury, il n’y a aucune nécessité d’organiser de manifestations en ce moment.
Il soutient l’idée d’attendre la résolution des différentes rencontres qui seront effectuées par le médiateur, Thomas Boni Yayi.
« Fondamentalement, il n’y a aucune raison de manifester dans le contexte actuel. Parce que le fait de manifester est contre productif par rapport à la nécessité d’organiser le dialogue. Mais si vous continuez à exacerber une tension permanente, le risque c’est la radicalisation des deux bords et la radicalisation des deux bords n’est pas dans l’intérêt de la Guinée. Et donc, celui qui prend l’initiative de prendre des actions susceptibles d’amener une radicalisation, c’est lui qui doit faire preuve de responsabilité et de retenue. Un gouvernement de transition, c’est le gouvernement qui, en principe doit être le gouvernement de tout le monde, il ne doit pas y avoir d’opposition, il ne doit y avoir de mouvance. La résolution des problèmes doit se faire par la concertation parce que l’objectif est limité et précis et il faut qu’ensemble nous parvenions à avancer », conseille l’ancien ministre de la réconciliation nationale.
Yam’s Cheick Camara








