Après le départ de Mohamed Béavogui qui avait entamé le dialogue politique, le Président de la République demande à son nouveau Premier ministre d’aller à son tour, vers les acteurs politiques qui n’ont jusque-là pas voulu débattre sans que leurs exigences ne soient remplies. C’est donc l’une des mission de Bernard Gomou. Mais il se trouve que les revendications d’une partie de la classe politique, reste non négociable. L’un des cades de l’UFDG soutient que la représentativité des grands partis politiques dans le Gouvernement est nécessaire.
Cela permettra selon lui, de mener les actions de la transition aux côtés des militaires. Ce, afin d’harmoniser les idées. D’ailleurs, Abdoulaye Bah déplore la façon dont les autorités guinéennes gèrent la crise avec la CEDEAO.
« Ce que je déplore aujourd’hui, il y a une diversion au sein de la Guinée. Nous avons une situation exceptionnelle qui est la prise du pouvoir par les armes en non par les urnes. Et au lieu que la junte qui rend compte à la CEDEAO, aujourd’hui la situation est déplacée à l’interne de la Guinée entre la junte et la classe politique. Donc le problème est déplacé et c’est ce qui me rend triste. C’est la junte guinéenne à l’image du Burkina Fasso et du Mali qui devrait faire le travail avec la CEDEAO mais aujourd’hui c’est plutôt la CEDEAO et les partis politiques guinéens qui sont dans un cadre de dialogue incomprehensif », regrette t-il.
Dans sa démarche en tant que politique, il estime que la solution pour sortir à cette crise est de dissoudre le gouvernement actuel et mettre en place un gouvernement d’union national
« Aujourd’hui il faut un quota dans ce gouvernement de mission de transition pour la classe politique. S’il y a 26 militaires, il faudra que la classe politique obtienne la majorité des postes pour que les meilleurs des partis politiques puissent être avec les militaires guinéens pour qu’ensemble sincèrement, rigoureusement nous puissions conduire la transition », souhaite l’ancien président de la Délégation spéciale de Kindia au micro de nos confrères de Fim Fm ce vendredi.
Le cadre de l’UFDG ne rejette pas la volonté de son parti à aller dialoguer. Mais il faudra que le débat soit sincère, réunissant les acteurs politiques représentatifs.
Adama Diallo
