Le Président de la transition a dans un décret créé un cadre de dialogue inclusif ce lundi, 19 septembre 2022. Aussitôt, les réactions se font entendre au sein de la classe politique. A l’UFDG, l’idée d’un cadre de dialogue et non de concertation est saluée. Mais le Parti de Cellou Dalein estime que cette décision n’est que de la poudre lancée par le CNRD. C’est en tout cas, l’analyse faite par le Responsable des Fédérations de l’Intérieur au sein de l’UFDG.
Appelé à commenter ce décret par nos confrères de la Radio Espace, Cellou Baldé soutient que les autorités ont pris cette décision pour éviter des sanctions de la communauté internationale.
« Nous saluons la mise en place d’un cadre de dialogue, pas de concertation à travers un décret du Président de la République, un cadre qui est placé sous l’autorité du Premier ministre. C’est quelque chose d’important que nous avions réclamé », apprécie ce membre du bureau politique national de l’Union des Forces démocratiques de Guinée, qui analyse la décision sous un autre angle.
« Nous constatons qu’à chaque fois qu’il y a des perspectives de rencontres au niveau de la CEDEAO par rapport aux dossiers des pays qui sont en crise notamment là où il y a eu des coups d’État, au niveau de la Guinée souvent, on se précipite pour prendre des décisions. Ce qu’on a réclamé depuis longtemps, on ne le met pas en place et à la veille de chaque sommet, on essaie un peu d’amuser la galerie, d’essayer de mettre en place des instruments réclamés pour lesquels, il n’y avait pas la volonté politique. Ce qui a précipité la mise en place de ce cadre de dialogue, c’est la tenue de cette session en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New-York », laisse entendre l’ancien député.
