Après plusieurs tractations entre acteurs politiques et le Pouvoir, le chef de l’Etat a finalement décidé de créer un cadre de dialogue inclusif en tant qu’organe. Chose qui soulage plus d’un, même si beaucoup émettent encore des doutes sur la sincérité de la décision. En tout cas, Makalé Camara elle, apprécie une avancée qui pourrait résoudre un certain nombre de problèmes. Mais elle déplore du fait qu’à chaque occasion de ce genre, les Guinéens exigent la médiation d’une personne étrangère.
L’ancienne ministre des Affaires étrangères estime qu’il ya des leaders d’opinion nationaux, capables de concilier les Guinéens et leur permettre d’échanger entre eux.
« C’est une évolution par rapport à ce que nous demandions. Il faut qu’il y ait du contenu, il faut qu’effectivement, on se retrouve autour de la table pour se parler et parler de notre pays. Les Guinéens peuvent se parler entre eux. Mais, franchement, on devrait se gêner dans ce pays de revendiquer que les gens viennent nous concilier. Moi, ça me gêne. La Guinée est un pays pionnier quand même qui a montré la voie à l’Afrique francophone et au–delà. La Guinée s’est battue dans tous les quatre coins du monde. Aujourd’hui, nous sommes là à réclamer que tant que les autres ne viennent pas, ça ne peut pas aller. Je pense qu’il faut se faire confiance et il faut s’écouter. Nous avons ici des notables qui peuvent nous parler et qu’on les écoute. Nous avons des imams qui peuvent nous parler et qu’on les écoute, nous avons des frères et sœurs, des mamans qui peuvent nous parler qu’on les écoute. Alors qu’on aille pêcher dans son village le plus écouté du village pour venir parler à ses enfants. Même si on parle de politique, on parle de facilitateur. On n’est pas obligé de prendre un politique pour être facilitateur. On peut convenir sur des personnalités qui ont assez de respect, assez de poids, assez de conviction, assez d’honnêteté pour nous parler et qu’on les écoute », a indiqué la Présidente du Front pour l’Alliance national (FAN).
Makalé Camara appelle par ailleurs les autorités à joindre les actions futures aux annonces qu’elles font dans les décisions prises.
Adama Diallo








