24 après l’ouverture du sommet de la CEDEAO, lors de la 77ème Assemblée générale de l’ONU à New-York, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest a décidé du sort de la Guinée vis-à-vis de la gestion de la transition. Pour manque d’établissement d’une durée raisonnable de la transition, la CEDEAO a préféré sanctionné la junte guinéenne. Ce, malgré la récente visite de travail du Médiateur de l’organisation, en Guinée.
A l’issue des échanges qui ont suivi l’examen du rapport présenté par le
Médiateur de la CEDEAO pour la Guinée sur la situation dans cet Etat membre, et
notant que des progrès insuffisants ont été réalisés en ce qui concerne
l’établissement d’un chronogramme de transition acceptable, la Conférence
décide d’imposer à la Guinée des sanctions graduelles au niveau diplomatique, économique et financière comme suit :
a. Le rappel pour consultations par les Etats membres de la CEDEAO de leurs
ambassadeurs accrédités auprès de la République de Guinée ;
b. La suspension de toute assistance et transaction financière en faveur de la
Guinée par les institutions financières de la CEDEAO, notamment la BIDC.
c. Des sanctions ciblées à l’encontre des personnes et groupes de personnes
citées sur la liste figurant dans la Décision MSC. A/DEC 4/09/2022, y
compris les membres des autres institutions de la transition et toute autre
personne cherchant à empêcher le retour à l’ordre constitutionnel en
Guinée dans un délai raisonnable. Ces sanctions comprennent :
1. Le gel des avoirs financiers ;
2. L’interdiction de voyager.
3. Ces sanctions ont été prises dans le souci de faciliter le processus de retour
rapide à l’ordre constitutionnel en Guinée, une condition préalable à la paix, à la
stabilité et au développement.
